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 Chieri Maori [Achevé]

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Niveau : D
Messages : 45

Alignement: Anarchiste Chaotique Neutre


Anarchiste Chaotique Neutre
Chieri Maori
MessageSujet: Chieri Maori [Achevé]   Mar 7 Juin - 0:13


   
   Chieri Maori

   "Le froid est mon frère, la glace est ma soeur."



   
Âge : 19 ans
   Sexe : Féminin
   Idéologie : Anarchiste
  Grade : ???
  Métier : Pas de métier.
   Alignement Visé : Neutre Chaotique
   But : Réussir ce que personne n'a réussi jusque là : Gravir la montagne sacrée de Rajpur.
   Origine de votre avatar : Black Rock Shooter, rien de moins !
   Parrain ? : Bon allez, je te mets là, Rin, parce que tu as répondu à mes questions...
   


   

   
   
Vos Descriptions

  Bon... On m'a dit que je devais me présenter. Je vais donc le faire succintement.
Je m'appelle Chieri. Chieri Maori. Je vis depuis que je suis née à Rajpur, mais depuis peu, nous avons migré dans l'un de ces petits villages au pied de la plus haute montagne du pays. Mes parents ont choisi ce lieu car pour eux, c'est un symbole de la puissance de notre pays. D'ailleurs, ils s'appellent Thalweg et Satinka, mes parents. Ils étaient tous les deux impérialistes, mes parents, mais ils ont été emporté par le flot de réfugiés, de peur que les Impériaux ne les prennent pour des traîtres ou des lâches lorsque Rajpur est passée Anarchiste. Au final, je les aime bien, mes parents. Ils ont pensé que je ne risquerai rien comme ça, et je les ai suivis... Je vous dirai quelques détails un peu plus tard, parce que je devais être rapide et je me perds dans des détours inutiles, je crois... Enfin pour le moment... Enfin vous avez compris... Tout à l'heure.

  À quoi je ressemble ? Vous en posez des questions vous... Je suis devant vous non ? Bon... Ça ne suffit pas... Alors je suis... grande ? Non d'accord, je fais 1m 62, c'est plutôt dans les tailles moyennes quand même... Non ? Bref. Je fais 1m 62 et je pèse... Ça non, vous saurez pas ! Bon, j'ai les yeux... Vous auriez pas une glace ? Encore non ? Vous pourriez faire un effort... Elle fouille dans son sac. Y'en a pas... Alors c'était quelle couleur déjà ?... Bleu je crois, un peu clair ou tirant sur l'indigo quand je suis fâchée. Mes cheveux ? Elle prend une mèche de ses longs cheveux qui lui atteignent le milieu du dos puis les porte à hauteur de ses yeux, plutôt clairs actuellement. On dirait qu'ils sont noirs. Mais j'y pense ! Je me fais quelques mèches bleutées parfois. Bon ok, c'est avec du jus de myrtille et ça marche pas très bien... Mais voilà, ça donne un style. Vous ne pouvez pas comprendre ça vous, avec votre rigidité frigide, hein ? Enfin, maintenant que je parle de froid, je ne le crains pas trop. En même temps ce serait dommage ici, à Rajpur. Maman m'engueule souvent quand je veux allez dans la montagne avec ma tenue préférée... Elle veut toujours que je mette un de ses manteaux épais avec leur bande de fourrure autour du cou... Mais qu'est-ce que ça gratte ces choses ! Vous en avez déjà mis, vous ?!! Ah, oui ? Bon, ok, bah vous savez alors. Ça ne vaut pas mon manteau léger et mon haut préféré. Enfin vous me voyez un peu quand même ! Je veux bien me décrire mais ce que vous me demandez tourne limite au narcissisme non ? Enfin voilà. Vous auriez pas un verre d'eau ? J'ai soif à force de répondre à vos questions ennuyeuses. Quoi ? Faut au moins que je finisse ça ? Bon, je reprend ma respiration au moins.

 Elle prend une longue inspiration, puis expire d'un coup, comme pour se donner du courage, semblant effectivement ennuyée...

 Bon, ma peau est assez claire, plutôt pâle même. Je suppose que c'est parce que le Soleil est assez... absent par ici. Et de toutes façons, ce n'est pas avec ces manteaux horribles que je vais bronzer. Mais je ne suis pas aussi superficielle donc ce n'est pas important. Enfin j'espère. Mes traits sont assez anguleux, mais je n'ai pas envie de ressembler à l'une de ces fillettes grasses qui risquent de passer à la broche si un hiver est trop dur. Ce n'est pas avec cette graisse qu'ils réussiront ce que je projette de faire, gravir le Toit d'Ashnora. Oui, j'ai bientôt vingt ans, et je réussirai là où nombreux ont échoué. Ils n'essaient d'ailleurs même plus pour la plupart... Je veux dire qu'ils ne s'entrainent plus avant l'épreuve... En même temps, à quoi ça sert de la faire si c'est pour pleurnicher au bout de cinq mètres, à demander de se faire aider pour redescendre ? Pas à grand chose.

  Pourquoi ai-je envie de réussir ça ? Non, ce n'est pas pour la renommée, même si c'est tentant. Non, ce n'est pas pour rencontrer celui qui attend en haut. D'ailleurs, est-ce qu'il existe vraiment, lui ? D'abord, il faut monter, et personne n'a réussi d'après ce qu'on dit. Du moins, pas sans magie. Mais s'il y est, à quoi ça lui servirait, d'attendre une éternité ? Personne ne réussira l'épreuve, ils n'essaient même plus. Bon, sauf moi, mais les autres n'ont vraiment pas l'air de se préparer. Et puis en plus, une fois en haut, le climat doit être horrible... Pourquoi y rester ? Et puis il y a le vent... Il doit être si puissant en haut, il se ferait rapidement jeter au bas de la montagne et serait récupéré plus ou moins entier par les villageois... Je n'ai jamais entendu parlé d'une telle trouvaille. Il aurait l'air malin en plus, mort en ayant voulu attendre que des fainéants tentent de monter sans convictions pour les entraîner jusque là-haut.

  Pourquoi je veux réussir cette épreuve du coup, pourquoi je veux monter sur le Toit du Monde ?... Je dirais d'abord pour moi. J'aime l'escalade, le froid et la glace. Je pense qu'une fois là-haut, je me ferais surnommée par tous Ashnora. Ou plutôt Ash, ce serait un peu trop prétentieux pour moi, d'utiliser pour mon nom propre celui du monde... D'accord, ça reste une vanité, mais l'idée me plait. Sinon... Pour quelque chose pour quoi personne ne semble penser. Pour la vue de là-haut. Honnêtement, vous avez une idée de ce que ça peut être, la vue depuis le Toit d'Ashnora ? Non, vous ne pouvez pas, vous ne l'avez pas gravi... Et même si vous l'aviez fait en magie, ça ne serait jamais aussi beau qu'après la souffrance que l'on endure en escaladant à mains nues une telle montagne avec des prises à moitié gelées... Ça doit aussi être pour voir si je peux me surpasser, jusqu'où est-ce que je peux aller, où est-ce que mon corps m'arrêtera. S'il m'arrête.

  Bon, je vous ai parlé de ma peau, mais pas de mon corps. Je pense pouvoir dire que je suis assez athlétique. Ce n'est pas de la prétention cette fois, absolument pas, c'est simplement que Thalweg m'aide. Je vais courir plusieurs fois par semaine avec mon père, on court plus d'une dizaine de kilomètres, avant de manger le soir. Comme ça on est vraiment fatigués, et on sait pourquoi on va se coucher. Il me fait aussi faire différents exercices, il dit que ça sera utile si je veux réussir ce à quoi tous ont échoué jusque là. Des exercices pour faire travailler mes muscles, mais je vous en parlerai un peu plus tard je pense.

 Comme je vous ai un peu parlé de ce que je fais avec mon père, je vais aussi vous dire que ma mère m'enseigne l'herboristerie. Je sais reconnaître les rares plantes qu'on peut trouver dans la montagne, celles qui soignent, qui permettent de faire des bandages, celles qui sont nourrissantes pour les hommes ou pour les animaux, celles qui permettent de faire des somnifères si on dort mal ou si on veut fuguer, ou même celles qui sont du poison, soit lorsqu'on les cueuille, soit lorsqu'on les cuit dans l'eau. Elle m'avait déjà appris ça dans la plaine, mais je ne sais pas pourquoi, ça m'avait paru un peu moins intéressant. Peut être que j'étais plus petite, mais j'ai quand même tout retenu. Si jamais ça peut m'être utile...

 Je ne vous ai pas encore dit, mais mon père ne m'entraîne pas qu'à des choses pacifiques. Oui, je sais, j'avais dit plus tard, mais ça c'était surtout un oubli. Je pense que je peux vous en parler maintenant, parce que ça fait parti de moi. En effet, on s'entraîne deux fois par semaine au maniement de l'épée. Je dois dire que je me débrouille pas trop mal, et il n'y a pas beaucoup de filles qui savent la manier comme moi. Il faut dire que mon professeur est plutôt bon lui-même. Ils me regardent tous un peu bizarrement quand ils voient l'attirance que j'ai pour ça... Ça me paraît plutôt normal moi. Les Impériaux ne sont pas si loin, ils peuvent choisir d'attaquer à tout moment, même s'il semblerait qu'ils s'occuperont d'abord de Tao...
 
  Mais ce qu'ils détestent tous surtout, c'est l'autre arme que mon père m'a apprise. Oui, je suis une fille, et je sais tirer au pistolet. Je ne sais pas pourquoi, mais ça semble les déranger, en particulier les autres filles qui me traitent de monstre, vocifèrent, et disent que je ne suis qu'une meurtrière en puissance. Mais ça ne m'importe pas vraiment. Je n'ai pas vraiment grand chose à faire des autres en fait, je pense.

  Et pour être tout à fait honnête, il n'y a pas qu'avec mon père que je m'entraîne. Tous les jours, je pars deux heures avant l'aube pour escalader les montagnes les plus escarpées, les plus dures de Rajpur. J'ai même déjà tenté une partie du Toit d'Ashnora, même si je me suis arrêtée en chemin. Ce n'était pas par épuisement, je n'avais juste pas envie de le faire dans la nuit, et avant l'heure... J'ai quand même pu voir qu'il y avait bien des prises, et qu'elles n'étaient pas toutes entièrement couvertes de glace. C'est étonnant d'ailleurs, peut être que le vent érode aussi cela... J'ai pu voir la montagne continuer, jusqu'au delà des nuages... Mais je replonge dans mes rêves et je dérive...

 Elle hausse ses épaules, plutôt frêles malgré ce que l'on pourrait penser, au vu des entraînements dont elle vient de parler, mais elle a visiblement su garder une silhouette svelte. Elle semble même presque fragile, alors qu'elle recommence à parler.

 Je vais peut être un peu vous parler de ce que j'aime, non ? Je ne me présente pas vraiment sinon. Donc ce que j'aime... Je ne peux pas dire que j'aime particulièrement les autres. Des amis, je n'en ai pas vraiment. Ils me regardent tous trop bizarrement pour que j'ai envie de me rapprocher d'eux. Ils disent même que mon coeur a gelé quand j'étais petite. Assez peu aimable comme compliment pour une jeune fille, vous en conviendrez. Les frères et soeurs... J'ai déjà testé. J'ai eu deux frères et une soeur, ils sont morts de maladie ou de froid, je ne sais plus trop. À vrai dire, je n'ai même pas pleuré. Ça peut sembler bizarre, mais je n'ai rien ressenti. Ils ont peut être raison, les autres, à propos de mon coeur... Qui sait. Je me sens un peu comme une étrangère vis-à-vis d'eux. D'ailleurs, mes parents vont bientôt accueillir un nouvel enfant. J'espère que ça sera une soeur. Les frères, il leur arrivait de me blesser sans aucune raison. Moi, ça ne m'attire pas vraiment pour le moment, ça, d'être enceinte. Je suis probablement trop jeune pour y penser, mais ça ne m'attire vraiment pas. Je ne sais pas, je verrai.

  Ce que j'aime... Je dirais que j'aime beaucoup l'escalade. Surtout dans ces montagnes. Les parois semblent changer tous les jours avec le froid et la glace. Je les aime aussi d'ailleurs, le froid et la glace. Je pourrais même dire que ce sont eux, mes frères et soeurs. D'ailleurs c'est ça, c'est sûr. Ce sont eux. Le froid est mon frère, la glace est ma soeur. C'est avec eux, sur les montagnes que je me sens vivante. Vraiment vivante, pas juste avoir le coeur qui bat et de l'air qui rentre dans mes poumons, même si c'est là-bas que je les sens le plus. Non, je dirais que c'est avec eux, mon frère et ma soeur, que je grandis, que j'expérimente ce que je veux découvrir, que j'évolue, que je vis, en somme. Que je vis... Plus que partout ailleurs, c'est là-bas que je vis.

 Je ferais tout ce que je peux pour y arriver, à mon but, pour aller plus loin que les limites qui semblent s'imposer. Mais je viens de me rendre compte que je ne vous ai pas encore dit à quoi ressemblaient Thalweg et Satinka, mes parents.

  Mon père, lui, est grand. Il doit mesurer peut être 1m90. Son poids, je ne sais pas trop, mais il est plus lourd que moi, ça c'est sûr. Il a des yeux bleu très clair, comme le ciel quand il va neiger le lendemain. Vous avez déjà remarqué ça ? Le jour où il neige, le ciel est blanc, mais le jour précédent, il est toujours d'un bleu très clair, très pur... Sauf s'il pleut évidemment, mais s'il fait beau... Enfin voilà. J'aime bien les yeux de mon père. Son nez est assez gros, ça faisait beaucoup rire mon deuxième frère Jyu... Jyu quoi ? Oh je sais plus, et ça m'ennuie. Bref. Mon père est très musclé, et il s'entretient bien malgré l'âge. Il a plus de cinquante ans déjà. Aussi il faut dire qu'il en passe du temps, à m'aider à m'entraîner.

  Ma mère... Elle est très belle. Bien plus que moi, mais au final ça ne me gêne pas. Elle a bien plus de formes, surtout pour la poitrine, et elle est très gentille. Elle veut toujours aider les gens, les soigner quand ils sont blessés. C'est pour ça qu'elle s'y connait tant dans les herbes. Elle est assez grande pour une femme, près d'un mètre soixante-dix, et ses yeux sont violets. C'est très rare, et je m'en rapproche un peu quand je suis énervée, mais ce n'est jamais aussi profond que ses yeux, qui sont aussi profonds que l'océan. Elle est assez protectrice, ma maman. Elle veut toujours que je mette des vêtements chauds et épais, mais moi je préfère en avoir de légers. Je préfère la liberté.

  Mais j'allais oublier, je ne vous ai pas parlé de ma voix. Elle est claire, belle comme celle de ma mère. C'est elle qui me l'a offerte, je pense. Elle m'a aussi offert le seul bijou que j'aime porter, garder avec moi. C'est une broche que je mets parfois pour me faire une queue de cheval, ou les quelques fois où je me fais un chignon. Il y a un genre de félin représenté dessus, que je ne connais pas, entièrement noir. J'espère en rencontrer un, un jour. Je suis certaine que j'arriverai à l'apprivoiser.

  Je ne vous en dirai pas plus sur mes idées et mes motivations, ou je me sentirai vraiment nue devant vos yeux avides de connaissances... Quelles qu'elles soient. Je vous dirai simplement que j'ai une tache de naissance dans le bas du dos, et il paraît que sa forme est un peu étrange, un peu trop... dessinée, pour être une tache banale, mais qu'importe. La dernière chose serait plutôt un souhait. Ça ne doit pas vous sembler important, mais j'aimerai bien me faire tatouer. J'ai pensé à une chose, peut être une chose à laquelle je m'identifie facilement, je ne sais pas, mais elle me plaît. C'est une flamme. Juste un feu, comme ça, noir. Vraiment noir. Qui dévorerait... surement mon bras droit.

  Bon, je vais vous laisser, j'ai vraiment soif maintenant. Je reviendrais plus tard pour vous narrer plus en détails mon enfance, parce que je pense que j'ai été un peu vague, un peu rapide. Et puis je vous ai promis d'en parler plus tard il y a déjà un petit moment maintenant. Donc à tout à l'heure pour la suite. Ou plutôt le passé.

 Elle se lève et quitte la pièce, sifflotant un air mélancolique et répétitif.

( https://www.youtube.com/watch?v=7GUjhnZjmoM Je vous mets ce lien ici, comme c'est cet air qu'elle sifflote, mais elle chante pas, attention ! )



   
Votre Histoire

  Bon, me revoilà. Oui, j'avais soif, et alors ? C'était long. Vous m'en avez demandé beaucoup déjà.
Je dois vous parler de mon histoire maintenant, de mon enfance ? Bien... Je vais commencer par mes parents alors, d'accord ?

 Donc, mes parents s'appellent Thalweg et Satinka. Les deux étaient des Impériaux, jusqu'à ce que Rajpur devienne Anarchiste. Ils ont alors fui la frontière où ils s'étaient installés un an avant ma naissance.
Je vais commencer par mon père. Il vivait à Transdanubia, originaire d'une famille riche dont il n'a jamais voulu me parler. Il y a étudié pendant très longtemps la médecine pour obéir à ses parents,
puis lorsqu'il a eu suffisamment d'argent, il est parti très loin sans jamais se retourner, cette vie ne lui convenant pas.  Il s'est retrouvé successivement dans Byrtenwalda, profitant d'échanges marchands pour monter dans un navire, puis à Madras, où la misère l'a dégouté, malgré toutes les richesses qui y transitent. Il est ensuite allé au sud, à Bastos. Il a simplement contourné la montagne par le sud, allant à l'est, cette façade très sombre du pays ne l'ayant pas du tout attiré.

  Arrivé à Korris, il a chosi de remonter au nord, ayant la sensation de retrouver sa terre natale qu'il ne voulait pas revoir. Il a ensuite traversé Warangal, la Cité du Commerce. C'est tout au nord de ce pays, près du Lac d'Hiiros, qu'il a rencontré ma mère. Bien que la zone paraisse riche et seraine, elle n'est pas seulement peuplée d'aristocrates. Ma mère était l'une de ceux qui manquaient de mourir de faim chaque année, au plus froid de l'hiver. Mon père, qui a deux ans de plus qu'elle, l'avait alors pris sous son aile, le temps qu'elle se remette de la dernière saison froide, qui venait de se terminer. C'est pendant ce temps qu'il s'est vraiment attaché à elle et qu'ils ont choisi de continuer leur vie ensemble.

  Après quelques mois passés en amoureux sur les berges du Lac Serein comme mon père aime à l'appeler, ma mère a suivi Thalweg alors qu'il souhaitait reprendre sa route vers le nord, ne trouvant pas d'activité lui plaisant pleinement sur place, et je pense aussi, la montagne lui manquant un peu. Ils ont alors continué vers le nord, traversant Khandesh puis Parmera pour arriver finalement là où ils resteront jusqu'à l'effondrement de l'Empire, à Rajpur, dans un village proche de la frontière avec Tao.

  Ma mère quant à elle est née dans une famille très pauvre près du Lac d'Hiiro, et elle ne s'en était jamais trop éloignée, n'ayant du temps que pour essayer de survivre dans un pays où la pauvreté et la misère étaient tout simplement ignorées lorsqu'elles étaient croisées. Elle m'a raconté des anecdotes, des offres d'argent en échange de choses malsaines qu'elle a su éviter, mais pour lesquelles elle aurait pu céder si Thalweg n'était pas arrivé au dernier moment.

  Peu après leur arrivée, je naquis. Oui, je le dis comme ça. En même temps, comment faire autrement, hein ? Je ne vous donnerai pas de détails, pervers. Bref.
J'ai donc grandi dans le calme, la vie était encore tranquille dans le sud de Rajpur.
On était bien au début avec mes parents, juste tous les trois, puis quand j'ai eu quatre ans, ils m'ont dit que j'allais avoir un petit frère ou une petite soeur. Ça ne m'intéressait pas trop, j'avais envie d'aller jouer dans la rivière proche du village et d'attraper des poissons. C'est marrant d'attraper les poissons à mains nues, ça glisse et c'est tout doux. Au final, ça a été le premier petit frère. J'ai oublié son nom, mais il était pas très malin et il bavait partout. Il avait des cheveux chatain clair, comme Papa. Ses yeux étaient gris je crois, ou bleu-vert, enfin pas très joli. Du coup, celui-là, je me souviens qu'il est mort rapidement, vers ses deux ans. Ne me demandez pas comment, je ne prête pas attention à ce genre de détails. Ensuite, on a eu un chat trop mignon, roux et blanc, avec des rayures vous voyez ? Il s'appelait Saphir à cause de ses beaux yeux couleur océan. Il se câlinait beaucoup, et il nous ramenait des souris régulièrement. Il est resté 5 ou 6 ans avec nous, le temps que le deuxième frère débarque, et après il a disparu, on ne sait pas où il est allé ou ce qu'il lui est arrivé. J'avais douze ans quand il est arrivé lui, Jyuquelque chose. Il avait l'air moins bête que l'autre, mais ce n'était pas sensationnel. C'est à partir de cette période que Thalweg a commencé à vraiment m'entraîner. Jusque là, c'était surtout des jeux, mais à partir de cette année, il m'a appris à me battre, à grimper, à courir. J'étais trop heureuse la première fois où il a dit qu'il allait m'entraîner, j'allais enfin avoir une activité intéressante.

  Oui, je dis enfin car je n'ai jamais trop apprécié l'école et les autres activités que je pouvais faire plus petite. Ces apprentissages forcés semblant si inutiles... Satinka m'a souvent fâché quand je refusais d'essayer d'apprendre à lire ou à compter. Ça ne m'intéressait pas, je préférais grimper, sauter, et je rêvais même de voler. Ces préoccupations de prière et de lecture m'ont toujours seulement cloué au sol. Je vivrai parfaitement sans celà, je pourrai toujours monter plus haut que leurs livres ne le leur permettront. Il n'y avait pas que les matières que je n'aimais pas, oh non. Les professeurs étaient plus détestables les uns que les autres, je suis bien contente de ne plus les voir. Avec leurs manies de vouloir me forcer à rester après les cours quand je n'en pouvais déjà plus de supporter leurs plaintes durant les heures d'école.Il y en avait même un qui m'avait tapé. Il a "perdu" plusieurs objets peu de temps après, et il n'a jamais su comment, ni ne les a retrouvés. Encore un qui ne m'empêchera pas d'atteindre le Toit d'Ashnora.
 
 Mais les pires, oui, c'était eux, les autres enfants. Je n'ai pas compté leurs insultes, je ne pouvais pas de toutes façons, que ce soit parce que je n'ai pas pu apprendre à cause de leurs railleries ou des techniques de ces maudits professeurs qui n'étaient jamais capables de les voir à l'oeuvre, ils ne voyaient que le moment où je finissais par réagir et me mettre à les frapper, à me défendre tout simplement. Ils ne l'ont jamais compris, que ce n'était pas par plaisir que je me battais. Ils n'ont jamais cherché à comprendre. Ces élèves au sourire toujours innocent étaient les premiers à m'attaquer en bande. C'était vraiment dur à l'époque. Aujourd'hui, si quelques abrutis de leur genre m'attaquaient, ils seraient tous morts.

  Heureusement, j'ai quand même prit le temps d'apprendre les bases depuis, mais ça ne fait que quatre ans maintenant. Ils avaient tout de même réussi à me dégouter pendant plus de dix années. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester à leur merci toute ma vie, que j'en aurai besoin pour aller plus loin que le simple Toit du monde. Oh que non, je ne m'arrêterai pas après ça. Ce sera un nouveau commencement dans ma vie. Le signe que je ne m'inclinerai plus jamais. Plutôt mourir. Enfin assez parlé de ces mauvais souvenirs. Deux mois après mes quatorze ans est née ma petite soeur. Non, je ne sais plus son nom. Je me souviens juste qu'elle avait les mêmes yeux que Maman. J'en étais un peu jalouse, mais au fond, elle est morte à peu près en même temps que Jyu, vers mes 17 ans. Un est mort de maladie, l'autre d'une infection suite à une blessure. Je sais plus trop lequel est mort comment, c'est du passé après tout.

  Pendant toute cette période, j'ai continué à travailler avec Thalweg, et c'est une fois que j'ai fini d'apprendre à lire et à compter, que ma mère a commencé à m'apprendre l'herboristerie. On allait régulièrement dans les forêts entourant la maison, ou dans la plaine. On allait aussi au bord de la rivière, les plantes y étaient souvent différentes, plus petites car plus souvent dévorées par les animaux sauvages. Sans doutes parce qu'ils venaient s'y abreuver, donc c'était plus aisé de manger sur place avant de repartir. Certaines étaient très toxiques, seules celles-ci arrivaient à dépasser les trente centimètres. Une en particulier était très intéressante car si elle n'avait besoin que de deux minutes pour tuer la créature qui l'ingéreait, mais une fois bouillie avec une autre plante et quelques huiles de céréales, elle devenait un puissant remède contre les maladies qui donnent envie de vomir, permettant de remettre sur pied en quelques heures quiconque n'arrivait plus à se lever de son lit. C'est ma mère qui a trouvé cette recette, lorsqu'elle était au Lac, mais personne n'avait oser la goûter, la pensant pleine de ressentiments par rapport à sa situation peu enviable. Ce n'est que depuis que Père a su lui faire confiance que sa recette s'est répendue, et a permis de soigner rapidement de nombreux malades.

 Nous étions encore à Nanded à cette époque, c'était avant de migrer au nord, vers la montagne, où nous sommes désormais installés, à Bareilly. Je vais vous expliquer un peu comment ça s'est passé. C'était une période vraiment perturbante. Il y a peu, l'Île Sacrée disparaissait. On a pas vraiment compris immédiatement, tout était calme, les gens dormaient. Je m'en suis rendu compte le lendemain, alors que j'allais grimper dans la montagne à l'est de mon village natal. Il manquait quelque chose, l'atmosphère était plus lourde, étrange... Vraiment particulière. C'était indescriptible. Je n'ai compris qu'après trente minutes d'ascension. Je faisais ma première pause, comme d'habitude, et me retournais sur un endroit où je pouvais me poser, puis je regardais l'Île au loin. Elle m'intriguait toujours, même après des années à l'observer. Cependant cette fois, elle n'était pas là. J'ai eu besoin de plusieurs minutes pour vraiment m'en rendre compte et comprendre ce que cela signifiait. Tout allait changer, c'était sûr. Ça irait très vite, mais à partir de quand ? J'ai pourtant choisi de continuer mon ascension, je voulais être certaine qu'elle n'était pas simplement cachée par une autre montagne, un pic, ou alors simplement que j'avais choisi un mauvais point de vue, ou encore que j'avais trainé et n'avait pas monté assez haut pour bien la voir, mais le ciel, dans cette direction, était particulièrement sombre par rapport à d'habitude, et c'était de mon dos que venait quelques raies de lumière.

 Ce n'est qu'une fois en haut de la montagne que j'ai pu accepter celà. Elle n'était pas très haute, mais je ne l'avais jamais gravie jusqu'au sommet, me contentant des trois-quart, la fin étant plus incertaine, plus dangereuse. Je ne me suis rendue compte que je m'étais coupée les mains à de nombreuses reprises qu'une fois rentrée à la maison, alors que ma mère me criait dessus, paniquée à l'idée de ma disparition le jour même où l'Île n'était plus là. Mes mains ensanglantées l'ont probablement fait réagir encore plus, et c'est une claque qui a su me sortir de ma torpeur. Elle m'a alors expliqué qu'il ne fallait pas rester là, que les murmures qui trainaient depuis quelques mois déjà sur la fin du monopole de l'Empire risquaient de pousser ce pays à rompre avec les Impériaux, et que même si mon père voulait être fidèle à celà, il ne prendrait pas le risque de rester là avec nous, qu'il ne souhaitait pas nous perdre nous aussi.

  Nous avons alors préparé nos affaires discrètement et avons attendu des nouvelles, de savoir ce qui se passerait, comment les gens de Rajpur réagiraient. Lorsque nous avons su que la Forteresse noire allait tomber, elle avait probablement déjà été prise, et les soldats survivants qui la peuplaient fuieraient par ici, n'hésitant pas à tuer ceux sur leur passage pour rejoindre une terre qui leur serait plus accueillante, à savoir Parmera. Nous sommes alors partis nous cacher dans les montagnes pendant une semaine, d'autres nous ont suivi, et d'autres encore ont choisi d'aller directement au nord. Quelques uns sont restés, et d'autres sont allés au Sud, cherchant à prêter allégeance à l'Empire à nouveau.

  De ce que j'ai appris quelques semaines plus tard, seuls ceux qui sont allés au Sud et ceux qui nous ont accompagné ont survécu. Les soldats fuyards ont été sans pitié avec ceux qu'ils considéraient comme traitres à l'Empire, et notre voyage vers le Nord nous a souvent fait rencontré fermes brûlées et cadavres plus ou moins pourris. Cette période n'a duré qu'un mois, mais elle a mis le pays entier en sang.

  On est alors arrivés à Bareilly, au pied du Toit du monde. Mes parents ont dit qu'il y aurait sans doute un très long moment avant que des forces impériales puissent arriver ici, et que si elles devaient envahir le pays, elles se concentreraient d'abord sur l'objectif de reprendre la Forteresse noire, désormais à l'abandon. Ce serait surement plus stratégique vis-à-vis de tout un pays de capturer le point sensé être le plus fort, mais ce serait pour nous un appât, pour savoir à l'avance si un danger arrivait. L'annonce de la reprise de la Forteresse serait pour nous le signal de repartir.

  Cependant, j'avais entendu depuis bien longtemps que les villages au pied de cette montagne organisaient des pélerinages aux vingt ans des jeunes du village, pour que ceux-ci tentent l'ascension. En même temps, une telle légende sur l'escalade n'aurait pu ne m'atteindre. J'ai vite compris, au fur et à mesure des anniversaires, que personne ne comptait tenter sérieusement l'ascension. Les jeunes avaient dû abandonner cette idée depuis des années, et le pélerinage n'était plus que symbolique. C'est une des chose qui a renforcé ma motivation, pour me démarquer plus encore de ces jeunes qui auraient très bien pu être ceux qui m'ont maltraité lorsque j'étais encore enfant.

 La jeune femme pousse un profond soupir, s'étire un peu, et regarde son interlocuteur droit dans les yeux.

  Je m'étais dis, et je me dis encore, que même si j'apprenais aujourd'hui que la Forteresse avait été prise, je ne partirais pas d'ici. Je ne partirai pas avant d'avoir monté sur le Toit d'Ashnora. Je ne suis pas venue ici pour rien, et je ne partirai pas sans l'avoir fait. Je veux connaître cette vue, ce monde. Je veux voir si l'Île Sacrée n'est pas cachée à nos yeux, quelque part où l'on pourrait la voir de là-haut. Qui sait...

 Enfin, j'ai découvert ce village, il est comme les autres au final. Assez simple, les maisons sont en bois, faites de troncs empilés les uns sur les autres. Il fait trop froid selon les bûcherons pour prendre le temps de faire d'autres genres de constructions... Une belle blague si vous voulez mon avis. Je trouve ce temps plutôt agréable. Il faisait presque trop chaud à Nanded quand j'y repense.

 Les gens sont assez calmes, gentils. Je me demande s'ils sont vraiment Anarchistes... Je dirais plutôt qu'ils sont simplement là en paix, et qu'ils ne chercheront jamais à se battre pour une raison de pouvoir. Au final, je ne sais pas si j'en ferai plus... Peut être quand j'aurai atteint mon but. Je suis certaine que mon frère et ma soeur sauront m'aider, dans cette ascension, qu'ils ne seront pas mes ennemis comme certains le pensent... Il faut apprendre à les connaître, les apprécier, et seulement après ils nous laissent découvrir la beauté de l'escalade, la beauté des montagnes, leur poésie que nulle plume humaine ne saurait égaler...
D'ailleurs je pense que je vais vous laisser là, il se fait tard et je dois me lever demain, je vous ai déjà expliquer pourquoi.

 Chieri baille et s'étire à nouveau, puis se relève, passant deux coups de mains rapides sur ses cuisses, les brossant comme si elle était restée si longtemps au même endroit que de la poussière s'y était déposée.

 Je vous souhaite une bonne continuation dans notre monde, et bien qu'au final je vous oublierai dans quelques semaines, vous m'avez fait passer un bon moment. J'espère que vous saurez conter mon histoire, quand je serai sur le Toit d'Ashnora. Quelqu'un se devra bien d'écrire ma légende, n'est-ce pas ?

  La demoiselle sourit à son interlocuteur avant de se retourner et de quitter les lieux, se mettant à chanter une musique apprise par sa mère.

( Voici la chanson de Satinka, chantée par Chieri avec une voix féminine bien sûr : https://www.youtube.com/watch?v=I7dOwd_9MWg )

   
   

Derrière votre écran

 Holà à tous. Je m'appelle Crazy, j'étudie à Rennes, en école d'architecture Smile J'aime bien écouter de la musique, en ce moment c'est du rap et du jazz surtout. Je vous ai mis deux exemples de musique que j'aime beaucoup dans ma présentation, en espérant qu'elle est à votre goût, et pas trop longue, ce serait dommage si elle était ennuyeuse ._.
Je fais du rp depuis un certain temps [Warcraft III rpz !] mais c'est la première fois que je fais parti d'un forum rp de ce type, j'ai plus l'habitude des rps à plusieurs, en mode chatbox ou en jeu WC3.
Donc voilà, j'espère que ça vous a plu Smile

   

   


Dernière édition par Chieri Maori le Jeu 16 Juin - 23:20, édité 1 fois
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Chieri Maori
MessageSujet: Re: Chieri Maori [Achevé]   Jeu 16 Juin - 23:19

Voilou, Chieri a fini sa présentation Smile


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Daraen Vanaheim
MessageSujet: Re: Chieri Maori [Achevé]   Ven 17 Juin - 17:18

Tiens, tu as bien mérité ton verre d'eau ! Et tu es validée ! \o/





Alors, par quoi commencer...

J'ai beaucoup de choses à dire concernant ta présentation, et que du bon, rassure-toi. Déjà, ta présentation est vraiment bien écrite ! Au début pour être honnête, j'ai eu peur quand j'ai vu la longueur de celle-ci (je l'avoue xD), mais c'était tellement prenant que c'est passé tout seul. Le style d'écriture est vraiment bon, et ton personnage est très intéressant. Tu as beau donner des tas de détails sur elle, jusqu'à préciser la taille du nez de ton père ou encore avec quoi tu fais tes mèches, il n'en reste pas moins qu'on ait encore envie d'en savoir plus sur Chieri, et de suivre son évolution. Pour ma part, je n'y manquerais pas ! o/

La description est très complète, et la manière de l'écrire est très bien choisie. J'ai beaucoup apprécié les petites actions de Chieri pendant qu'elle se décrit, pour rajouter un peu plus de "vie" dans la description. Encore une fois, c'était très plaisant à lire !

Pour ce qui est de l'histoire, encore une fois c'est super. De plus, autre détail qui a toute son importance, j'ai également apprécié la façon avec laquelle tu as su mêler l'histoire de Chieri avec celle du forum, et ainsi que des zones que tu as mentionné, et notamment pour Rajpur. L'ambition de ton personnage en ce qui concerne la montagne de Rajpur, le lien que tu as établi avec l'ïle Sacrée, tout ça rajoute de la qualité à ton histoire, et s'imbrique parfaitement à l'univers que nous avons construit. Et pour ça, je ne peux que te féliciter, bravo ! o/

Bref, passons maintenant à l'évaluation !

Alignement : Chaotique Neutre
- Éthique : +65 = Chaotique
- Morale : +5 = Neutre

Gils obtenus : 1000 + 500 (bonus d'ouverture o/) = JACKPOT 1500 Gils.

Alors, pour ce qui est de ton alignement, Chaotique Neutre convient bien. Chaotique pour ton côté épris de liberté, pour tes ambitions personnelles (au détriment de l'école/prières comme tu disais). Pour ce qui est de la morale, neutre te sied bien plus que les deux autres. J'identifie effectivement mieux ton personnage dans la neutralité, plutôt que dans la bonté ou la malveillance. Te voilà donc Chaotique Neutre. o/

Pour ce qui est de la somme de Gils que tu obtiens, j'ai choisi de t'offrir le gros lot. Ta présentation est très bien travaillée, plaisante à lire, ton personnage est intéressant et ton background reprend celui du forum et de l'univers qu'on a construit. Beaucoup de points positifs, pour aucun de négatif. Je ne pensais pas mettre une note maximale aussi tôt, et pourtant si. Félicitations à toi ! o/

Sur ce, ta couleur, ton bandeau, ainsi que ta Fiche Technique arriveront très prochainement. Je te souhaite bon RP sur TWK ! ;)





Daraen : #3E51B8
Yukine : #D02525
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