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 Le miracle de la vie (PV Presea Lowell) 18++

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Alignement: Indépendantiste Chaotique Neutre


Indépendantiste Chaotique Neutre
Eva
MessageSujet: Le miracle de la vie (PV Presea Lowell) 18++   Ven 1 Juil - 3:18

Eva, 498 ans

Il y avait un seul garde devant la porte. Ce n'était pas un de ceux qui ont le dos bien droit, immobile et fier, mais bien un mercenaire à l'odeur....persistante en train de se nettoyer les dents avec un long couteau. Je frissonnai et réajustai ma robe d’un geste nerveux. Il fallait que je rentre dans le bâtiment, mais une petite pensée me chuchotait que je n’y avais pas ma place. Quelle absurdité ! J’avais tous les droits d’y pénétrer et ce n'était pas en regardant l'entrée que les portes finiront par s’ouvrir d’elles-mêmes! Fronçant les sourcils, je pris une grande inspiration et fonçai vers les portes sans regarder le ''garde''. J'avais autant le droit d'y aller que n'importe qui, pourquoi m’en faisais-je autant ? Je haussai la tête, tendis la main vers la poignée et....me fit retourner de bord d'une main grasse et imposante. Le mercenaire m'avait simplement tourné la tête, sans effort, dans une autre direction...Je me retournai (du mieux que je le pouvais avec sa main dégoulinante de sueur) et le fixai, la bouche ouverte de frustration.

-C'pas un endroit pour les fillettes, va donc t'acheter une crème glacée gamine!

Il ria et me jeta à l’opposé, reprenant son curage de dents comme si rien ne s’était passé. Je me relevai et époussetai ma robe, humiliée. Un endroit si simple et toujours impossible d’y entrer, peu importe l’âge que j’avais! Ils allaient voir…


10 minutes plus tard
La fenêtre de l’arrière était ouverte par chance et je m’y faufilais en me tortillant. Après un effort, je finis par m’écraser par terre en gémissant, essayant tant bien que mal de tenir bien haut dans ma main droite la crème glacée que je venais d’acheter .Je me relevai lentement, me mordillant la lèvre. Ce n’était pas vraiment subtil…Prenant une grande inspiration, j’allai me coller contre la porte, chaque planche grinçant sous mon petit poids. Vraiment, ce n’était pas mon jour de chance! Je secouai la tête et tentai d’entrebâiller la porte de chêne. Bien entendu, personne ne connaissait l’usage de l’huile et les gonds émirent un bruit net et aigu qui se perdit dans le brouhaha de…gémissements? Il y avait des murmures et des grincements qui résonnaient dans tout le bâtiment. Étrange. Peu importe, j’étais entée!  Je sautillai sur place, les yeux fermés. Yata ! J’avais enfin accomplis quelque chose d’adulte! Après quelque secondes, je réussi à reprendre le contrôle de mon excitation et me faufilai dans l’ouverture avec hâte. Les bruits s’intensifièrent soudainement dès que je mis le pied dans le couloir. Nerveuse, je me mis à lécher la glace qui coulait rapidement sous la chaleur, les yeux toujours écarquillés par mon intrusion. Je jetai un coup d’œil, curieuse du bruit et entrai dans la première porte que je vis.
La seule lumière venait de rideaux mal fermé d’une des fenêtres et cela ne suffisait que très peu à éclairer cette grande chambre. Il y avait des vêtements partout, éparpillés dans la pièce. Un vrai désordre! Ma maman ne serait pas très contente. Je repoussai une paire de….tissu ayant une forme ronde et me bouchai le nez : Une étrange odeur régnait dans la pièce. Je m’avançai un peu plus en faisant attention à ne pas faire grincer le plancher (cette fois) et finit par trouver la cachette idéale : Le garde-robe. Je me baissai et me cachai avec le pan du rideau. Je souris, pris une bouchée de ma crème glacée et attendit quelque secondes. Mon cœur battait la chamade! J’allais enfin découvrir la source de la vie ! J’ouvris un pan du tissu rougeâtre et regardai. Je ne distinguais pas bien la scène, que de faibles mouvements flous. Déçu, j’allais me rapprocher et sortir de ma cachette lorsqu’un courant d’air souleva les lourds rideaux de la pièce. Et là je vis.

Une femme, nue, se tenait par-dessus…un homme ? Je voyais ses fesses bougées sur une espèce de membre dur. Comme le fourreau d’une épée. Une large épée. Comment cela faisait pour rentrer ? Et surtout, pourquoi est-ce que quelqu’un voudrait rentrer une épée plusieurs fois de suite dans le même fourreau….secouant la tête, je continuai de regarder. La femme gémissait et criait parfois, mais je ne comprenais pas. Avait-elle mal ? Devais-je intervenir ? Je pris appuis contre le mur droit du garde-robe afin de me relever lorsqu’un bruit sourd m’interpella. Je me figeai. Que c’était-il passé ? J’entendis le bruit de tissus qui se froissent et je déglutis. La femme ne gémissait plus, il n’y avait que des bruits de pas incertains…. Je voulu me relever mais soudainement, le pan du rideau s’écarta et ils entrèrent dans le garde-robe.

-Tu aimes ça, salope ! Oui!

-Haaan oui, plus profond, plus fort, je t’en supplie!

J’étais traumatisé. Je voyais tout. Il y avait cette forte odeur et cette…vue….Le membre rentrait littéralement dans la femme! Il la poignardait! Mais ça ne semblait pas pointu….Maman m’avait dit que cela créait la vie, pas en tuait une ! Je me caressai le menton en réfléchissant, ma crème glacée coulant sur mon poignet. Comment avais-je pu naître comme ça ? Pourquoi y avait-il un trou dans ma maman ? Avais-je un trou comme ça?? Je ne comprenais pas….Perdue dans mes réflexions, je sursautai lorsqu’ils sortirent et tombèrent par terre. Cela ne semblait pas les déranger, car l’homme monta sur la femme et continua ses mouvements secs et rapides. Je fronçais les sourcils. Je ne comprenais pas et ça ne me plaisait pas ! Je soulevai le rideau et me plantai derrière la femme.

-Espèce de nulle, ce n’est pas comme ça qu’on fait des enfants!

Je lui jetai ma crème glacée et sortie en trombe d’un pas frustré. Ce n’était pas le merveilleux miracle de la vie que maman m’avait promis, c’était une obscénité masochiste! Ma maman me l’avait raconté, quand deux personnes s’aiment, elles s’enlacent et un ange descend du ciel dans le ventre de la femme. Ce n’est pas cette vulgarité, on aurait dit qu’il montait violemment un meuble avec son tournevis en rageant de ne pas arriver à le faire tenir droit! J’ouvris la porte principale, ignorant le garde abasourdi à l’entrée et ferma les yeux. Je voulais une nouvelle crème glacée. J’allais bifurquer dans une autre direction lorsque je fonçai sur quelqu’un. Me secouant la tête, je me grattai doucement le nez qui venait de heurter cette masse chaude. Une femme me bloquait le chemin. Fronçant les sourcils, je me tapai du pied et lui posai une question :

-Savez-vous comment les enfants naissent, vous ?


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