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 Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]

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Niveau : D
Messages : 26

Alignement: Impérial Chaotique Neutre


Impérial Chaotique Neutre
Astanya
MessageSujet: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   Dim 3 Juil - 0:50



Astanya

Vous ne les voyez pas vous, les morts, hein ?



Âge : 18 ans
Sexe : Féminin
Idéologie : Impérialiste.
Grade : Vagabonde.
Don : La jeune fille vieillit deux fois moins vite qu'un humain normal. Elle a donc l'apparence et la voix d'une enfant de 9 ans actuellement.
Métier : Pas de métier.
Alignement Visé : Neutre Bon.
But : Vivre une vie d'aventures et de rencontres, et aller apprendre à l'Académie de Ligthhazen.
Origine de votre avatar : Lion de Mayoiga
Parrain ? : Pas pour ce compte Smile








Astanya | La Fille aux Morts


   La jeune fille entre dans la pièce et tapote le micro.

    Allô, allô ? Vous m'entendez ?

    Elle sourit alors, et passe une main dans ses cheveux pour replacer sa mèche qui lui tombe sur l'oeil droit.

     On dirait que oui. Bien bien bien ! Je m'appelle Astanya, j'ai dix-huit ans et ma plus grande peur, c'est d'être seule. Je vais commencer par vous dire un peu à quoi je ressemble, d'accord ?

    Elle prend une grande respiration pour reprendre son sérieux, se penche vers le micro, et entrouvre la bouche, commençant son monologue.


    Je suis petite, je ne fais que cent vingt-trois centimètres, ayant l'apparence d'une fille de neuf ans. J'ai les yeux violets, ce qui est assez rare d'après les gens que j'ai croisé. Cependant, mes yeux changent de couleur quand je suis en présence de certaines personnes. Je ne sais pas trop bien pourquoi, mais souvent, je revois ces personnes. Des fois en réalité, d'autres fois pendant mon sommeil. Quand ils changent, ils s'assombrissent, devenant bruns, presque noirs, avec des reflets rougeâtres particuliers. Mes sourcils sont très fins, et comme mes cheveux, ils sont violet sombre. D'ailleurs, mes cheveux sont assez courts pour une fille, ils ne m'arrivent pas exactement au niveau des épaules. Je n'ai pas beaucoup de formes, mais comme je n'ai physiquement que neuf ans, ça ne me gêne pas. Ce serait étrange si j'avais des gros seins comme les vieilles.

    La petite fille pouffe de rire à cette idée, la faisant vraiment ressembler à une enfant d'une dizaine d'années.

    Sinon j'ai la peau assez claire, je pense que j'ai dû naître dans un pays très au nord, ou alors à un endroit où il y a peu de Soleil. Ah oui, je ne vous ai pas dit encore, mais je ne sais pas où je suis née ni qui sont mes parents et je n'ai aucun souvenir d'avant mes 8 ans.

    Mais ce n'est pas un problème. D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été seule, grâce à eux. Vous ne les voyez pas vous, les morts, hein ? Mais moi, je les vois, et je leur parle. Certains sont gentils, d'autres non. Peu sont vraiment moches, la plupart sont assez jolis, homme ou femme.
Les animaux, eux, sont toujours affectueux. Sinon, ils restent loin de moi.

    Donc je vous le disais, je ne suis pas très grande, et je ne suis pas très grosse non plus. Je suis juste bien ! Oh oui ! Je suis la perfection ! Non, non, je plaisante bien sûr. Parloter aux morts ce n'est pas vraiment la première image qu'on se fait de la perfection, si ?

    La petite fille regarde vers sa droite, hochant la tête puis sourit.

    Enfin lui il me dit que je suis fabuleusement belle. Il est très gentil. Il me suit depuis un moment. Il s'appelle Piètre. Il vient de... De où déjà ? Koberia non ? Ah pardon, c'était Quncata. Oui, je devrais m'en souvenir puisque c'est toi qui m'a dit que je ne devais pas m'aventurer dans le gouffre puisque c'était là que tu étais mort et que c'était très dangereux.

    La gamine se retourne vers le micro.

    Je vous expliquerai ça en détails plus tard, si vous le voulez bien. Je vais d'abord vous parler encore un peu de moi. Pour les détails, mes yeux sont plutôt grands, mon nez est assez petit au contraire, comme ma bouche. En parlant de mon visage, je ne mets pas de maquillage. Ça paraît assez normal pour une petite de 9 ans, mais je vous rappelle que malgré mon apparence, j'ai 18 ans. J'ai des boucles d'oreille très mignones que j'ai trouvé il y a des années, je ne sais plus si c'était à Telaubor ou à Karin, mais c'était dans le sud de Nox.

    Pour les habits, je n'ai pas de grande préférence, je mets souvent la tenue traditionnelle de là où je suis quand il y en a une, sinon une tenue en fonction du temps et de la température qu'il fait là où je m'établis pour une petite période. Le seul vêtement que j'aime bien remettre régulièrement c'est mon manteau jaune à capuche, avec les sortes d'oreilles, j'ai l'impression d'être un chat et j'adore ça, je les trouve trop mignons, donc je suis sûre que je suis mignonne moi aussi avec ça ! D'ailleurs, je l'ai en ce moment, regardez !

    Elle sourit de nouveau, agitant les oreilles de son manteau avec ses mains, puis baille.

    Sinon, j'aime voyager, me promener dans les villages, les villes ou les campagnes, faire des rencontres, humaines ou animales, qu'elles soient mortes ou vivantes, tant qu'elles acceptent de parler un peu avec moi. Je veux tout découvrir, et apprendre à tout connaître. On peut dire que je suis ambicieuse, mais je pense plutôt que je suis curieuse, même si ça m'a parfois donné quelques frayeurs.

     Le pantalon en cuir de la jeune nécromancienne bouge légèrement au niveau de son mollet gauche, comme si quelque chose s'y frottait. Elle se baisse alors et caresse l'air d'une main, souriant, puis gratte le vide, plus proche d'elle, l'index recourbé vers le haut.

    J'adore les animaux. Elle c'est Panthère, parce que c'est un chat tout noir, avec les yeux ambrés. J'aime particulièrement les félins et les ours. Chez les insectes, ceux que je préfère c'est les fourmis parce qu'elles s'entraident tout le temps, et elles fonctionnent parfaitement en colonie pour permettre leur survie, et je trouve ça super fort ! Les oiseaux, je les aime bien, mais je les envie surtout. J'aimerais tellement pouvoir voler librement comme eux... Enfin c'est pas grave, déjà j'ai appris à nager comme les poissons il n'y a pas longtemps, et c'est trop rigolo !

     Son expression change, revenant au sérieux.

     Il faut que j'arrive à me rendre compte de quand je dois faire l'enfant pour ne pas passer pour une gamine trop mature et étrange, et quand je peux parler comme quelqu'un de mon âge décidément... J'ai toujours un peu de mal, et parfois il m'arrive de me surprendre à parler comme si je n'avais effectivement que neuf ans.

    J'ai pas mal de connaissances grâce à ma curiosité, mais aussi grâce aux morts. Ils m'apprennent des trucs parfois, qui sont utiles dans la vie de tout les jours, des petits trucs comme par exemple comment faire une cabane rapidement dans les bois, comment faire du feu... Ça m'aide beaucoup, depuis que je suis petite, pour survivre.

    Pour en revenir à ce que j'aime, j'apprécie beaucoup la musique. J'aimerai savoir en faire, et je pense que j'irai un de ces jours à Lighthalzen pour essayer d'intégrer l'Académie. Je pourrais aussi en profiter pour passer des heures dans la grande bibliothèque... Je me souviens qu'un adolescent m'en avait parlé, il a dit qu'il y avait des livres à perte de vue et que je pourrais y satisfaire ma curiosité mille fois ! Comme ça doit être passionnant de grandir là-bas...

   Enfin pour l'instant je suis à Bareilly, au nord de Rajpur, et j'y ai rencontré une fille d'une vingtaine d'années qui elle aussi m'a fait réagir. Je pense que je vais y rester quelques jours, surveiller un peu ce qui lui arrive, et puis je crois que je vais reprendre la route. Ça fait quand même cinq mois que je suis dans ce pays !

    Maintenant que je vous ai parlé de qui je suis et de ce que j'aime, je vais vous dire un peu ce que je sais faire. Tout d'abord, je peux voir les esprits des morts. Je sais faire ça d'aussi loin que je me souvienne, et ça m'a poussé à m'intéresser aux morts. L'un d'eux était un nécromancien, et il m'a expliqué en quoi consistait sa magie lorsqu'il était vivant. Ca m'a énormément intéressé, et curieuse, je suis partie à la recherche de quelqu'un qui pourrait m'apprendre à maîtriser la même magie. Je me disais alors que je deviendrais connue pour ma magie surpuissante et que tout le monde me respecterait, que je serais aimée de tous et que je les protègerais. Mais bon, ce n'était pas franchement réaliste... Il faut comprendre aussi, j'avais 9 ans à l'époque !

    L'enfant fait la moue, fronçant les sourcils.

    Ce n'est pas très sympa comme blague ça... Non, j'ai dix-huit ans maintenant, je pensais avoir été claire. Encore un qui ne sait pas se fier à autre chose qu'aux apparences...

    Enfin bon, je pardonne les ignorants. Je disais donc que je pouvais voir les morts et leur parler, et je suis donc partie à la recherche d'un maître, que j'ai fini par trouver au bout d'un long voyage. Je vous en parlerai tout à l'heure. Donc désormais, je peux faire se relever les cadavres. Ils ne savent pas faire grand chose, mais quand quelqu'un ou quelque chose m'attaque, ils peuvent au moins me permettre de partir en les ralentissant. J'aurais bien aimé pouvoir leur parler à eux aussi de temps en temps, mais après deux ou trois essais, j'en ai conclu qu'ils étaient trop stupides pour comprendre quoi que ce soit. Il ne doit plus rien y avoir à l'intérieur. Mon maître ne m'avait pas parlé de ça, je suppose que c'était évident pour lui...

    J'ai aussi appris pas mal de choses pour survivre seule, grâce aux gens que j'ai rencontré et grâce aux différents livres que j'ai pu lire dans différentes bibliothèques d'Ashnora.

   Je crois que je vous ai à peu près tout dit sur moi, mais il commence à se faire tard et je suis fatiguée. Je vais me reposer un peu à côté. À plus tard, ou à demain, je ne sais pas !

    Astanya part donc dans la salle de repos et s'allonge sur un banc pour dormir un moment, capuche rabattue sur la tête.


Départ | L'Avant-Conscience

    Il y a une vingtaine d'années, un couple de magiciens en lune de miel à Elios décidait d'avoir un enfant. Ils étaient assez jeunes, moins de trente ans, et tout les deux excellaient dans leur domaine respectif. La femme, Espérenza Bellyana de son nom de jeune fille, était une prêtresse de Heïm renommée dans son pays d'origine, Kandesh. Elle avait appris les arcanes de la magie de guérison afin de venir en aide au plus grand nombre. Elle cherchait à répendre l'amour et la paix, et sa vie était dédiée à Heïm, à ses élus et à ses fidèles. Son amant, Lucio Voyal, possédait une grande maîtrise de l'eau sous toutes ses formes. Il était originaire de Byrtenwalda. Promis chacun à un brillant avenir de par les capacités qu'ils montraient dès leur plus tendre enfance, ils s'étaient rencontrés à l'Académie de Lighthalzen. De camarades de classe, ils devirent amis, puis amis proches, puis amants. Ainsi, à la fin de leurs études, ils décidèrent de se marier devant Heïm et de partir en voyage de noce au pays de l'art.

    De retour à Lighthalzen un mois plus tard, ils se mirent à l'oeuvre. Au bout de presque deux ans, après plusieurs tentatives ratées et deux fausses couches, Espérenza était finalement enceinte de huit mois. Le couple était finalement heureux de la bonne nouvelle, qui allait enchanter leur vie au plus haut point. La seule chose qui leur manquait jusque là était enfin arrivée pour combler leur bonheur.

    Cependant, le mois suivant, lors de l'accouchement, le couple devait redescendre sur terre. La petite fille, prénommée Astride, était morte-née. Folle de désespoir, la nouvelle mère utilisa un sort interdit, appris lors d'une escapade nocture dans la Grande Bibliothèque de Lighthalzen.

    Rares étaient les personnes ayant les capacités magiques de l'accomplir, et la belle Espérenza n'en faisait pas parti. Voyant sa belle en peine, donnant une grande partie de son énergie vitale, ce qui risquait de lui nuire, Lucio tenta de transférer sa puissance magique à sa femme afin de la sauver et de lui donner une chance de ramener l'âme de sa fille avant que celle-ci ne parte définitivement. Au bout d'un temps qui paru interminable au mage-père, il vit sa fille bouger, puis pleurer. Il la prit alors dans ses bras, la câlinant quelques secondes, avant de se retourner vers sa femme avec un grand sourire et des larmes de joie.

     La vision de son Espérenza, souriante, des larmes de sang coulant de ses yeux et de ses oreilles, lui glaçat les os. Il posa Astride sur le lit et se jetta sur sa femme pour tenter d'utiliser sa magie de l'eau afin de remettre à la normale la circulation du sang de son bonheur, mais la belle était déjà morte. Elle s'était vidée de son énergie magique et de son énergie vitale pour ramener sa fille à la vie.

    Le jeune Lucio se retrouvait alors seul, pleurant sur le cadavre de sa douce, sa fille aux pieds de sa mère morte pour elle. Il partit se réfugier dans la Grande Bibliothèque, fouillant chaque livre afin de trouver ce qui pourrait lui rendre sa femme, mais ne trouva rien. La mort était déjà trop lointaine, même les plus grands mages de ce monde ne pouvaient plus la sauver.

    Ce n'est qu'au bout de deux ans, alors que le manipulateur de l'eau avait finalement compris que rien ne lui rendrait sa femme, qu'il se rendit compte qu'il avait totalement oublié sa fille pendant cette période. Paniqué, il partit à sa recherche. Elle n'était cependant pas loin, une amie chère à Espérenza ayant prit soin de la petite Astride voyant la folie du père et ne pouvant qu'attendre et espérer que celui-ci s'en remette.

    Pourtant, quelque chose était étrange. Au bout de deux ans, le bébé semblait n'en avoir qu'un. Elle parlait et marchait comme tout les enfants de son âge, mais était bien trop petite et légère. De plus, elle semblait particulièrement lente pour toute action de mouvement. Elle se mettait parfois à regarder dans une direction particulière ou à rire toute seule, ou encore parlait au vide.

    Interloqué, son père tentait de comprendre la raison de ce comportement et de cette croissance étrangement lente. Après des recherches et des analyses qui durèrent près d'un mois, il en concluat que lorsqu'il avait utilisé son énergie magique pour permettre à Espérenza de sauver Astride, il avait aussi participé au sortilège, mais ne connaissant rien de la magie régénératrice ni encore moins du sort lui-même, il l'avait altéré. Ainsi, en la sauvant, il l'avait ralentie physiquement, comme si elle était constamment dans l'élément aqueux, à tel point que celle-ci ne grandissait même pas à un rythme normal. Il passa ainsi des années à chercher comment la guérir, tentant de très nombreux sortilèges, mais ne réussi qu'à débloquer les facultés physiques de la jeune enfant, son vieillissement ralenti demeurait.

    Pendant cette même période, il découvrit, en écoutant sa fille parler seule, qu'elle pouvait voir et communiquer avec les esprits morts. Parmi les recherches qu'il mena pendant ces années, il découvrit des documents relatant des cas similaires pour des gens ayant été morts pendant un moment, ou ayant eu un rapport très particulier à la mort. Ces cas, extrèmement rares, semblaient trop similaires à la première demi-heure de vie de son enfant que la petite Astride avait passée morte pour être de simples coïncidences. Il ne semblait pas exister de moyen d'arrêter ceci.

    Lucio s'était alors résigner, et allait élever sa fille normalement, jusqu'à l'anniversaire de ses septs ans où il la vit parler avec sa mère, Espérenza, la femme de sa vie. Il le comprit lorsque la petite répéta le nom du fantôme, après le lui avoir demandé, et l'avoir vu confirmer que c'était bien sa mère. La jeune fille semblait même être en train de caresser la joue de sa mère, et ses cheveux bougeaient légèrement, sa mèche se replaçant au dessus de son oeil droit.

    C'est à ce moment que le jeune veuf devint fou. Il tenta même de tuer sa fille, avant de se faire arrêter par Pilaya, l'amie qui s'était occupée d'Astride et qui venait prendre des nouvelles du père solitaire et de sa fille. Celle-ci réussi à le maîtriser rapidement, ayant passé sa vie à étudier les arts martiaux et les techniques de combat rapproché, l'empêchant de réaliser un sort qui aurait probablement tué au moins une personne. Il fût alors enfermé dans la prison de Lighthalzen, et mis dans une camisole de force, espérant qu'il redevienne un jour sain d'esprit.

    La petite Astride avait malgré tout eu le temps de voir la détresse de son père et sa volonté de la tuer, et semblait totalement perturbée, traumatisée par cet évènement double, avec la retrouvaille de sa mère morte le jour de sa naissance. Il lui fallut un long moment avant de récupérer, et elle semblait toujours renfermée sur elle-même.

   Pilaya, qui s'occupait à nouveau de l'enfant, avait demandé à un de ses amis, un vieux mage qui avait fait de nombreuses recherches sur la mémoire humaine répondant au nom de Bejamin Valkine, d'effacer les souvenirs traumatisants de la petite fille. Benjamin accepta, mais il n'était cependant plus assez fort pour contenir de manière très stricte ses pouvoirs. Ainsi, lors de la tentative, il effaça non seulement les souvenirs traumatisants de la petite, mais aussi tout ses autres souvenirs. Elle avait alors huit ans.

    Paniqués, les deux adultes cherchaient une solution, et le vieux Valkine se mettait au travail dans son atelier. Pilaya alla coucher Astride dans son lit, et lui parla, lui expliqua qui elle était, quel était son nom et ce qu'elle pouvait faire, pour voir si cela déclanchait quelque chose en la jeune demoiselle ou si elle avait effectivement tout oublié. N'obtenant aucun résultat, elle borda la gamine et lui dit de rester ici, sage, qu'elle s'occuperait bien d'elle aussi longtemps qu'elle le voudrait. C'est cette nuit qu'Astanya naquit, et qu'elle fugât de l'Académie de Lighthalzen, se retrouvant après des heures de vagabondage dans une calèche qui se dirigeait vers l'un des ports de Niria, au nord. Ainsi commença le voyage d'Astanya.


Souvenirs | Une nécromancienne ingénue  

    La jeune enfant ouvre les yeux, réveillée par les rayons du Soleil se reflétant sur les casiers métalliques qui lui font face. Elle cligne des yeux, se les frotte un peu de ses poings fermés, comme des pattes de chat, se redresse puis s'étire en baillant. Elle se lève ensuite, puis revient dans la salle, se plantant devant le micro, et commence à parler.

    Bien bien bien ! J'ai bien dormi, dit-elle dans un sourire. Maintenant que vous en êtes informés, je vais pouvoir vous raconter un peu mon histoire, maintenant que vous savez en gros qui je suis. Je vais commencer par la première chose dont je me souviens, quand j'avais huit ans.

    Il y avait une jeune femme penchée sur moi, elle devait avoir à peu près 30 ans. Elle me disait qui j'étais je crois, mais elle ne parlait pas très fort. Elle devait vouloir ne pas déranger quelqu'un, je pense. Elle m'a dit mon nom, mon âge, que j'étais particulière, elle m'a dit pourquoi. Je n'ai pas dû bien comprendre le nom, puisque j'ai entendu seulement le mot Astre. Et c'est particulièrement vaniteux comme nom, vous en conviendrez. Donc je m'en suis choisi un nouveau en me basant là-dessus, et ça a donné Astanya. Je trouve qu'il me va très bien et que ça me rend encore plus mignone !

    Trêve de narcissisme. Donc je me souviens de ça, j'avais alors 8 ans, même si j'en paraissais 4, et elle m'a dit que ce serait comme ça toute ma vie, que mon apparence ne reflèterait pas mon âge réel. Elle m'a dit que mes parents ne pouvaient plus s'occuper de moi mais qu'ils m'aimaient de tout leur coeur. Au final, je n'ai pas la moindre idée de qui ils sont. Elle m'a aussi expliqué pourquoi j'étais différente, et elle m'a dit de ne pas m'en inquiéter, mais d'essayer de ne pas non plus le montrer à tout le monde, que certaines personnes peuvent être méchantes face aux gens différents d'eux. Je l'ai bien écoutée, même si elle parlait à voix basse, et elle m'a même promis qu'elle pourrait prendre soin de moi si je le voulais.

    Mais je ne le voulais pas, je voulais partir à l'aventure, remplir le vide qui était mon avant, mon passé. J'avais huit ans et aucun souvenir. C'était une sensation particulièrement étrange et déstabilisante. Aussi, j'ai décidé que je me ferai moi-même des souvenirs, que je ne les attendrai pas dans cette chambre là. C'est pourquoi je me suis enfuie pendant la nuit, et je suis montée discrètement dans la cariole d'un marchand qui allait au port de Niria le plus proche au petit matin. De là, j'ai embarqué pour Byrtenwalda. J'y ai passé un certain temps dans les rues les plus pauvres. J'ai un peu mendié pour acheter de quoi manger, un peu volé. Je me suis faite attrapée quelques fois, ils m'ont donné des gifles et frappé, m'ont menacé de me couper la main, mais j'ai toujours réussi à m'en tirer. Un vieux pirate m'avait donné quelques conseils et techniques pour voler des fruits sur les étals sans se faire prendre, c'était marrant de l'écouter avec toutes ses anecdotes. Je suis maintenant certaine que les trois quart n'étaient que des histoires mirobolantes, mais elles me paraissaient vraies et grandioses à cette époque.

    J'ai dû rester dans ce pays une dizaine de semaines, puis j'ai pris un bateau en clandestine qui allait à Madras. Là non plus je n'ai pas eu de mal à me fondre dans le décor. Les rues étaient emplies d'odeurs infernales, la pauvreté régnait. Pourtant quand je voyais toutes ces marchandises passer, je me demandais comment c'était possible. J'étais encore petite et ignorante de ce monde, mais ça ne m'a pas empêché et ça ne m'empêche pas de vouloir le découvrir encore et toujours plus, car je sais désormais qu'il n'a pas que des mauvais côtés.

    Je suis restée longtemps là, dans la capitale de ce pays commercial mais pauvre. J'y avais rencontré Santa, un coyote sauvage qui avait été tué des siècles auparavant. Il était très affectueux, et me réconfortait quand j'étais triste parce que je n'avais rien réussi à avoir à manger ce jour-là, ou que j'avais fait une mauvaise rencontre.
Il y avait aussi une vieille femme qui radotait qui me laissait dormir dans son abris à grains, comme il était bien plus grand que nécessaire et était donc en partie vide. Je n'ai jamais su son nom ni son âge, elle refusait de me les donner, pretextant qu'ils n'avaient plus d'importance depuis des années, mais je suis partie seulement quand elle est morte, au bout d'environ 3 ans. Elle avait fait la remarque qu'elle trouvait que je ne grandissais pas trop. Je me suis donc dit que je ne devais plus rester tant de temps au même endroit.

   Je suis allée au sud donc, j'avais presque douze ans. J'ai fait plusieurs séjours de quelques mois dans différentes fermes aménagées sur les toits de Croetia, au milieu de la nature environnante, afin d'avoir de l'ensoleillement malgré les arbres qui étaient vénérés comme Heïm lui-même.

    J'ai ensuite continué ma route vers Quncata, que j'atteignis alors que j'avais 13 ans. C'est là que j'ai rencontré Piètre. Après quelques semaines à la frontière avec Croetia, j'ai poursuivi mon chemin, jusqu'au Gouffre de Haniel. Je me suis arrêtée en chemin dans certains des nombreux temples parsemés dans le pays. Je me sentais bien dans ces temples, à l'abris de tout ce qui pouvait me vouloir du mal. Dans certains, je ne suis restée que cinq ou six heures, le temps de dormir un moment. Dans d'autres, je suis restée jusqu'à cinq jours, pour parler plus longtemps à des rencontres faites sur place, vivantes ou fantomatiques. Alors que j'allais arriver au bord du Gouffre maudit, j'ai rencontré Piètre. Il m'a dit que ce lieu était dangereux, il y est mort d'ailleurs. Il m'a dit qu'il ne fallait surtout pas y aller si je tenais à la vie. Je l'ai donc écouté, et je me suis tournée vers l'ouest, où j'ai fini par trouver une petite ville portuaire chaleureuse. Comme j'avais trouvé un manteau qui avait appartenu à Piètre et que je l'avais gardé pour ne pas prendre froid pendant l'hiver qui arrivait, il m'a suivi. Je garde maintenant un petit bout de ce manteau qui ne servait plus à rien pour qu'il reste avec moi. Un jour je le libèrerai je pense, je ne vais pas le forcer à ma suivre toute sa vie, ou lui infliger le fait de devoir se forcer à s'éloigner alors que je l'attire en gardant ce morceau. Ça le ferait souffrir, et je ne le veux pas, puisqu'il a toujours été gentil avec moi.

    La petite Astanya se tourne vers le vide une fois de plus et lui fait un sourire charmeur.

    C'est très gentil de me rendre le compliment, mais n'hésite pas à me dire si tu veux que je te laisse libre. Peut être qu'on se recroisera après d'ailleurs. Ça me ferait très plaisir en tous cas !

    Elle se redirige vers son micro, reprenant son discours. Elle en profite pour mettre sa capuche, qui avait dû tomber pendant son sommeil.

    Donc une fois embarquée, toujours en clandestine, je suis partie vers Karin. Le poisson y était très bon ! En y repensant, je crois que c'est de là que viennent mes boucles d'oreilles. Regardez, elles représentent des petits dauphins. J'y ai appris à pêcher avec un jeune pêcheur qui est mort, emporté par une tempête. Il m'a dit comment faire un filet pour attraper les poissons avec les marées. J'y suis restée un peu moins d'un mois, puis j'ai continué de vagabonder pour atteindre Telaubor.

    J'ai vécu près d'un an dans la capitale de ce pays, j'y échangeais mes prises en poisson et quelques petits trucs piqués ça-et-là contre de la nourriture un peu plus variée. Je changeais souvent de quartier pour ne pas me faire remarquer, mais je parlais avec autant de monde que possible. J'ai adoré cette année, j'ai découvert plein de gens, de pratiques. C'était passionnant !

    J'ai repris ma route vers le nord, et j'ai passé deux mois à Florenzia. Les champs de fleurs à perte de vue étaient vraiment stupéfiants, sublimes. J'y ai rencontré une herboriste qui était morte une dizaine d'années plus tôt, elle m'a appris comment faire une tisane à partir de trois fleurs qu'on trouve partout dans les plaines Ashnora et qui permet de soigner les mals de tête. Elle savait plein de choses sur les fleurs et les arbres, j'ai découvert que même les racines avaient de nombreuses utilités. J'avais presque seize ans quand j'ai quitté le pays à bord d'un bâteau partant pour Taris. Je m'y suis installée sept ou huit mois, et j'ai beaucoup parlé avec un général de l'Empire mort, heureux de ne jamais avoir connu la guerre. Il m'expliqua pas mal de règles et me dit que je devais éviter autant que possible d'avoir à tuer des gens, que la fuite était souvent préférable quand les arrangements étaient proscrits, que la mort n'avait jamais rendu réellement heureux qui que ce soit, sauf peut être quelques meurtriers fous à lier.

    À la fin de cette période, j'ai décidé d'aller vers l'est, vers le Soleil levant. J'y ai découvert le pays de Parmera que j'ai énormément apprécié. J'y ai passé un an et demi, tant j'adorais les lieux. Tout est riche et beau, et si auparavant je restais toujours dans les lieux plus pauvres pour dérober ou rester anonyme, j'ai choisi cette fois d'aller à la rencontre d'un maximum de gens. Je m'y suis créé un réseau de connaissances, dont certaines savent pour mon âge. J'ai rencontré certains enfants de personnages haut placés avec qui je me suis liée d'amitié, et j'ai facilement trouvé un habitat, certains m'ayant même hébergée pendant plus d'un mois. Ils étaient tous très gentils, et certains me demandaient des informations sur les morts, s'ils sont heureux notamment.

    Car oui, ceux qui m'ont hébergée plus d'une semaine ont appris que j'avais cette capacité de voir et de communiquer avec les esprits des morts, et je m'en suis servie surtout pour pouvoir rester dans cet endroit magnifique. Nombre d'entre eux possédaient d'extraordinaires bibliothèques privées, et j'ai pu lire des histoires haletantes, stupéfiantes. Certaines m'ont fait rêver, d'autres pleurer, mais toutes avaient un vision des choses et de la vie notamment. Certaines relataient des histoires de gens que j'avais rencontré jusque là, et je riais beaucoup en constatant les différences souvent majeures entre les livres et ce que j'avais entendu, les morts ayant un forte tendance à enjoliver leurs récits de leur propre vie.

    Après cette longue période initiatique pleine d'aventures et de surprises, j'ai choisi d'aller au nord, pour y trouver un lieu un peu plus calme après tant d'évènements. Je suis donc allée, peu après mes dix-huit ans, dans le Royaume de Rajpur, allant directement près de la montagne sacrée que j'avais très envie de découvrir tant elle était renommée. Peu après mon arrivée, j'ai vu l'Île Sacrée disparaître, et j'ai compris que le monde allait beaucoup changer. Mais après tout, c'était évident pour tout le monde je suppose, hein ? Sans Heïm, pour quelle raison tout ces pays si différents auraient-ils pu bien rester unis. Les hommes préfèrent toujours la mort, même si elle ne les rend pas heureux.

    J'ai donc passé cinq mois à Rajpur, allant de villages en villages. Depuis peu, je suis arrivée à Bareilly, le village qui sert d'entrée pour la montagne, pour les jeunes adultes souhaitant tenter l'ascension à la simple force de leurs bras. J'en ai vu quelques uns essayer, mais ils sont redescendus au bout de quelques minutes. Ce n'était pas très glorieux. Mais à vrai dire je m'en moque un peu, de ces tentatives de démonstration de force. Si on veut accomplir quelque chose d'exceptionnel, c'est retrouver l'Île Sacrée ! Ça c'est une vraie tache ! Je pense que je vais aller à Lighthalzen d'ici peu, pour y étudier la musique, mais je me documenterai sur l'Île dans le même temps, à la Bibliothèque. J'irai découvrir la raison de sa disparition.

    En attendant, je séjourne chez Sergeï. Il a la plus petite maison du village et passe tout son temps à se plaindre dans sa barbe à coup de "C'était mieux de mon temps..." mais il est adorable ! Il ne le montre pas parce qu'il est timide comme un adolescent, mais il s'occupe bien de moi et quand je lui ai demandé l'hospitalité, il a tout de suite accepté. J'espère que Sergei vivra encore longtemps même s'il est plutôt incompris, et les poèmes qu'il écrit sont d'une finesse insoupçonnée. Qui aurait pu croire qu'un vieil homme comme lui était en fait un poète romantique à souhait qui enchaînait les métaphores les plus recherchées et douces ? J'imaginais plutôt un vieux bûcheron quand je suis arrivée devant chez lui pour lui demander un toit pour la nuit, mais j'avoue avoir été agréablement surprise avec le temps.

    Voilà comment mon histoire se résume, en espérant qu'elle ne vous a pas trop ennuyé. Permettez-moi juste de vous chanter une chanson en guise d'adieu, une chanson que j'aime beaucoup.

    La jeune fille s'approche légèrement du micro, prend une respiration calme, lente, puis entrouvre la bouche. En sort alors une douce mélodie aux paroles tristes. Au bout de quelques minutes, la voix cesse, et un silence reste en suspend, puis pleine d'émotions, la jeune Astanya sourit, des larmes légères se formant au coin de ses yeux. Elle sort ensuite de la pièce, s'éloignant lentement sans rajouter un mot.


[Pour la musique, c'est ici !]

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I'M CRAZY AND I KNOW IT YAYH !

Je suis donc Crazy, j'ai bientôt 20 ans, et je suis passé en ce moment à des musiques plus douces, à de l'électro et à du classique Smile
Je vous propose d'écouter, en plus de la musique chantée par Astanya, Gold de Chet Faker qui est géniale, Morning in Japan de Fakear et pour le classique, la symphonie du Nouveau monde de Dvorak, en entière ou simplement le quatrième mouvement qui est génial.
Pour plus d'infos, je vous invite à aller lire ma partie présentation sur cette page-ci !





Dernière édition par Astanya le Mer 6 Juil - 19:01, édité 3 fois
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Astanya
MessageSujet: Re: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   Mer 6 Juil - 0:43

Présentation terminée, en espérant qu'elle saura vous intéresser Smile

J'ai pris beaucoup de plaisir à parler de ce personnage que j'ai imaginé en écrivant les deux premiers RPs de Chieri, même si le mettre en mots en étant en accord avec les possibilités du fofow a été un peu long et compliqué. Smile


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Presea Lowell
MessageSujet: Re: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   Mer 6 Juil - 17:20

Hellooooo,
Je ne peux te valider pour ces raisons suivante: un esprit ne peut être touché. Hors, tu ne peux pas caliner ta mère, mise à part si tu tombe au sol comme une merde.

Ton avatar n'est pas de la bonne taille en plus. Je te rappel que la grandeur MINIMAL est de 200*350 pixels et la grandeur MAXIMAL est de 200*400 pixels

Change moi ça et ça sera ok



♦Presea's voice♦Presea's Theme♦Presea's theme battle♦
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Astanya
MessageSujet: Re: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   Sam 9 Juil - 9:49

Crazy ._. Petit up pour avoir des nouvelles quand tu as du temps Persea :3


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Presea Lowell
MessageSujet: Re: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   Dim 10 Juil - 16:00

Kaka validée!!!





Bonjour.
Maintenant que tu as complété les informations que j'ai remarqué, je vais pouvoir te valider(pisse pas dans tes shorts, stp, hein. Je sais comment t'attendait ce moment depuis longtemps.). Bon pour commencer, ton don est accepté et sera rajouter au truc de dons. Ensuite, ta prez est ok et ton orthographe aussi. J'ai vu une faute dans le texte. SEULEMENT UNE. HAHAHAHAHA. COMME JE SUIS DÉMONIAQUE. JE SAIS QU'IL Y A UNE FAUTE ET JE TE LE DIS PAS OÙ ELLE EST. MOUAHAHAHA  //sbaff//

Bon, voila les résultats..

Alignement : Impérialiste
- Éthique : -55 = Chaotique
- Morale : +45 = Neutre

Gils obtenus : 700 + 500= 1200 gils

Voilà, je t'ai mis chaotique neutre pour la simple raison que tu commets des crimes, mais pas pas pure méchanceté. C'est seulement pour te nourrir or whatever. De plus, je ne peux mettre bon vu que, bah, tu n'apportes rien de bon à quelqu'un. Donc, je te met en neutre, proche du bon. Mais tout ceci peut changer. Hé oui, avec tes actions inrp, ton alignement peut changer en un claquement de doigt.

Du coup, bon rp sur TWK et tu pourras faire ta ft quand elle sera créée.
Besou
Presea Nao fangirlisme




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MessageSujet: Re: Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]   

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Astanya | Les Morts sont Là [Achevé]

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