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 Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]

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Vincent Hawke
MessageSujet: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Mar 9 Aoû - 22:31

Telaubor n’était pas un pays comme les autres. En effet, l’économie de ce royaume tournait autour du troc. C’était dans l'une de ces citées où tout avait commencé…

Ça fait un moment que j’étais en ville pour affaire. Qui sait ? Je pouvais peut-être trouver des objets intéressants à la place de l’argent des nobles, qui me donnaient comme boulot « recherche de bijoux disparus ». D’accord, on me donnait un salaire convenable, mais mon Dieu comment c’était ennuyant à force ! J’espérais qu’au moins, les personnes moins aisées me donneraient quelque chose de plus intéressant. Eux, au moins, ils avaient de vrais soucies.
Je vivais dans un vaisseau qui me servait aussi de cabinet. C’était pratique pour voyager dans tout Ashnora. Il était mon foyer. Et je n’étais pas seul : Kumo, un Mog qui s’occupait de tout ce qui était administration, financement et secrétariat, était avec moi. Les Mogs étaient connus pour être doué en affaire. Pour ma part, ils l’étaient bien plus que les humains. Et Kumo n’en était pas une exception. Il s’occupait de toute la paperasse et ça m’arrangeait bien. C’était même lui qui était allé distribuer les flyers pour attirer des clients. Heureusement pour nous, ça avait fonctionné…

Ce matin-là, je m’apprêtais à partir jusqu’au moment où un père et sa fille sonnèrent à ma porte. Enfin, des clients ! Kumo s’occupait de les mettre à l’aise… Chose dont je m’en foutais un peu, vu que l’important, c’était leur requête. J’étais assis sur un canapé, en face d’eux, séparé par une table basse où Kumo y servait du lait et du café avec des biscuits. Il disait qu’il fallait être respectueux et polie avec les clients pour avoir une bonne image. Chose étant complétement débile. Si les gens devaient venir nous voir, c’était pour me donner des enquêtes, pas pour boire du thé. J’observais l’homme qui avait tout d’un fermier : les traces de terre sur ses mains, ses vêtements recousus par des tissus différentes, probablement fait par sa fille, qui devait avoir entre 13 et 15 ans. Soit elle débutait dans la couture, soit elle était maladroite, soit elle était myope. La troisième possibilité se confirma quand je vis qu’elle avait légèrement du mal à attraper sa tasse. On voyait bien que les deux fermiers se forçaient à bien se tenir, vu la gueule de mon vaisseau. Pour ma part, je m’étais mis à l’aise, m’adossant bien sur mon canapé, le bras posé sur le long du haut du dossier et mes jambes écartés. L’homme me racontant sa vie, la fatigue prit rapidement le dessus sur ma santé mentale. Je dus l’interrompre avant que cela ne dure pendant des millénaires :

- Bon, écoute-moi bien : je me fiche de savoir comment tu as fait pour venir jusqu’ici. Tes histoires peu passionnantes ne m’intéressent pas. Donc, en quoi puis-je te servir, toi et ta fille ?

- Oh, très bien, très bien, m’sieur le détective. C’est à propos de mes vaches. Je les compte tous les jours, mes vaches, et à chaque fois, il en manque une ou deux ! Et pour être sûr, je les recompte à chaque fois ! Et à chaque fois, leurs nombres diminuent ! Et ça se voit à coup d’œil !

Je ne ferai aucune remarque sur ses répétitions à tout va. Je pensais plus au fait que c’était encore une question de disparition et ça commençait à m’en lasser. Peut-être que quelqu’un les a volés pour les manger. Du moins, si on était dans un pays où la monnaie était l’argent, ça aurait été logique. A moins de n’avoir vraiment rien sur soi où le troc était monnaie courante…

- Ce… ce n’est pas tout, monsieur le détective,  intervint timidement la fille. Il existe des rumeurs, dans la cité, disant qu’il y a beaucoup d’animaux qui disparaissaient. Que ce soit de compagnie ou apprivoisé, des chiens, des chats ou des lapins, ils disparaissent tous du jour au lendemain… Mais, les autorités ne veulent pas lancer des recherches juste parce qu’il s’agit d’animaux ! S’il vous plait, monsieur le détective ! Aidez-nous !

Voilà qui piquait, telle une guêpe sur un œil, ma curiosité. Des animaux qui disparaissent mystérieusement ? Là, ça commençait à être intéressant. Je me levai d’un bond, sursautant au passage mes deux clients, et leur dit, mettant mes mains dans mes poches :

- Bien. Moi, Vincent Hawke, vais résoudre ce mystère. Emmenez-moi à votre ferme pour que je puisse inspecter les lieux.

- Oh, merci m’sieur le détective ! Pour aller à la ferme, il faudra traverser la ville ! Allez, suivez-nous !

Laissant, comme d’habitude, le vaisseau au soin de Kumo, je traversais la ville en compagnie de mes deux clients. Avant de sortir, je m’habillai de mon chapeau et de mon pardessus. Mon look était bien différent des deux fermiers, surtout à cause du fait que je portais une tenue sombre. Dans la rue, je marchais les mains dans les poches de mon pantalon noir, me laissant guidé par les deux habitants de ce pays.


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Dernière édition par Vincent Hawke le Jeu 11 Aoû - 22:03, édité 1 fois
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Syarine Rhisnur
MessageSujet: Re: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Jeu 11 Aoû - 20:41

Etrange. De mystérieuses disparitions avaient lieu dans la capitale de Telaubor et ses proches environs. Il ne s'agissait que d'animaux, plus ou moins domestiques, tous appartenant à un individu en tous cas. Dès lors, si l'on pouvait penser à d'éventuelles fuites au début, l'affaire devenait suspecte quand autant de bêtes apprivoisées venaient à s'évaporer sur un laps de temps relativement court. Pourtant, aucune explication ne fut encore trouvée. Surtout, personne ne semblait vraiment s'en préoccuper, les propriétaires mis à part. Cependant, Syarine avait bien entendu, à quelques reprises, quelques gens désintéressés s'en soucier également. Toutefois, à force d'observation et à laisser traîner ses oreilles là où il se promenait avec nonchalance en jouant quelques notes de sa lyre, il avait remarqué que ces âmes charitables entraient toutes, à un niveau plus ou moins variable, dans une catégorie d'individus que l'on pourrait qualifier de pauvre. Il en était alors rapidement venu à une conclusion évidente : seuls les gens les plus démunis paraissaient être touchés. Puis, par solidarité, parce que ces personnes dans le besoin avaient de biens meilleurs valeurs que nombre de leurs plus riches semblables, d'autres pauvres non concernés avaient dû chercher à résoudre ce mystère. En vain jusqu'à présent visiblement. La haute sphère et les autorités qui ne bougeaient pas le petit doigt pour aider ces nécessiteux confirmait plutôt cette hypothèse également. Malheureusement, comme bien souvent, ces gens-là étaient mis de côté, oubliés, au profit de ceux qui avaient les moyens d'apporter quelque chose de "concret" à la ville. Pourquoi dépenser des ressources auxquelles ne participaient pas ces individus pour les aider ? Le retour sur investissement serait probablement, à leurs yeux, nul ou assez peu intéressant pour ne pas s'y prêter.
C'était, parmi bien d'autres choses, ce que n'appréciait pas Syarine dans le fonctionnement de cette société trop ordonnée. Au moins, les pauvres vivaient suffisamment dans le chaos pour en savourer les bienfaits, même si à côté cela leur coûtait cher à cause de l'ordre établi. Se sentant aussi concerné qu'eux par ces disparitions, le garçon décida de les aider, à sa manière. Ce qui signifiait discrètement et sans se mettre sur le devant de la scène, se passant totalement de tout remerciement ou rétribution. Puis, il appréciait grandement la faune, assez pour agir ne serait-ce que pour elle. Après tout, quand on y pensait, les animaux aussi prônaient le chaos dans leur style de vie. Cette dernière semblait alors tellement moins compliquée pour eux... Dans le fond à bien y penser, et à bien des égards, Syarine préférait largement la compagnie de ses amies les bêtes à celle des siens. Sauf la mienne peut-être.

"As-tu une idée d'où commencer ?

- Aucune. Jasper que tu peux me guider ?

Quand Syarine se mettait à faire de l'humour sur mon prénom... Ou peut-être de l'humour tout court en fait. Je ne relevai même pas, ni daignai y réagir.

- Pour commencer, il faut me battre tant que je suis chaud.
Ensuite seulement, je pourrais imiter le son que fait une vache.
Puis, alors, je meurs.
Et, enfin, on me prend pour traverser une étendue d'eau.
Tout ça pour élever du bétail correctement...


Syarine aurait dû savoir que je ne donnais jamais aucune réponse, je ne faisais toujours que poser des questions. Ou, parfois, des énigmes ou encore des charades. Comme dans ce cas-là. Hm... quoi ? Il n'y avait pas que lui qui avait le droit d'être étrange, si ?!

- Fer meuh, péris ferry."

Heureusement, l'adolescent jouait de sa lyre tandis qu'il marchait et parlait dans les rues de la ville. Sinon, puisque personne ne pouvait me voir ni m'entendre, plusieurs auraient pu se poser des questions sur sa santé mentale. Quoi que, déjà, les paroles de sa "chanson" avaient de quoi être étranges aussi.
Ce fut fort de cette nouvelle destination que le garçon prit la direction de la périphérie de la ville. Une fois sur place, il choisit la première ferme qui croisa son regard, totalement au hasard. Le hasard... Une variable qu'il appréciait beaucoup, en bon chaotique qui se respectait. Comme la plupart des habitations plus que modestes, pour ne pas dire précaires, la sécurité était presque inexistante. Crocheter la serrure de la grange fut un jeu d'enfant pour lui. Mettant dix bonnes secondes à pousser très doucement la grande double porte bancale pour à peine entrebâiller dans le but d’y glisser son maigre corps, afin d'éviter de faire grincer ses vieux gonds rouillés par le temps et que l'absence de moyens du propriétaire n'avait pas permis de remplacer, Syarine pénétra enfin à l'intérieur pour commencer son exploration et son inspection minutieuse.

"Gagné."

L'adolescent en était déjà convaincu : cette ferme avait connu des disparitions d'animaux. Il était persuadé que les box vides ne devraient pas l'être, que ce soit à cause des abreuvoirs qui y étaient encore remplis, ou encore de la paille récemment piétinée par quelque chose de lourd au sol. Peut-être y avait-il un roulement, que parfois les vaches présentes dans les autres box finissaient dans ceux-ci, mais Syarine en doutait fortement. Il y en avait trop de vides, trop pour que quelqu'un d'assez pauvre pour laisser sa grange dans pareil état se contente de rentabiliser son affaire avec si peu de bovins. Puis, le concerné n'était-il pas absent ? A cette heure, il aurait dû être à travailler dans les champs, à moins de chercher ses vaches disparues ailleurs. Certes, c'était un peu léger tout seul, mais avec tous les autres éléments, cela se tenait. Quoi que... Quelqu'un arrivait ! Finalement, le garçon avait peut-être mal jugé la situation.
Il était trop tard pour fuir par la double porte, les trois inconnus étaient trop proches pour y passer sans être vu, seul le faible entrebâillement lui permettant de rester hors de leur vue pour le moment. Puisqu'il s'agissait de la seule entrée, il se retrouvait dans une impasse. A moins que, dans son état relativement dégradé, une autre ouverture n'ait fait son apparition quelque part dans la grange ? Un trou dû à l'usure par lequel il pourrait aisément se faufiler grâce à sa taille menue ? A défaut d'avoir un meilleur plan, il s'attela à la tâche, se dissimulant dans les ombres tant qu'il le pourrait tout en cherchant son échappatoire.



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Vincent Hawke
MessageSujet: Re: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Ven 12 Aoû - 1:21

On était arrivé à la ferme de mes deux clients après avoir traversé la ville. La maison des fermiers était séparée de la grange, les deux étant séparés par une étendue d’herbe limitée par des barrières. Cette limitation avait, certainement, pour but d’éviter que les troupeaux et autres animaux de la ferme s’enfuissent. Durant le trajet, la fille du fermier, répondant au nom d’Alicia, me précisa que son père possédait des vaches, des chèvres, des moutons et des Chocobos. Et que les voleurs ne semblaient pas avoir de préférence sur les animaux de la ferme vu que la liste de chaque animal diminuait chaque jour.
Il y avait plusieurs questions présentes dans mon esprit. Il était clair que les animaux disparaissaient lorsque les propriétaires avaient le dos tourner. Boris, le fermier, me dit qu’il comptait tous les matins ses troupeaux, pendant qu’Alicia allait au marché, en ville, pour aller échanger les laits des vaches. Le seul endroit non garder à ce moment-là était la maison des fermiers. Ensuite, à midi, les deux fermiers mangeaient chez eux. Aucune surveillance à la grange. Depuis qu’il avait remarqué les disparitions, Boris recomptait encore une fois, en début d’après-midi, ses troupeaux et constatait que leur nombre diminuait encore. Et ce, quel que soit l’animal.
Donc, les vols avaient lieux que lorsque Boris et Alicia avaient le dos tourné, même quand ils se trouvaient à deux pas des lieux. Mais, les deux fermiers n’avaient entendu ni machine, ni étalon. De plus, leur cuisine – là où ils mangeaient aussi leur repas – avait la vue de l’entrée de la grange et Boris m’avait affirmé que c’était la seule entrée. Qu’en plus, il s’agissait d’une ferme familiale, donc personne d’autre que lui ne connaissait mieux cet endroit. Ils auraient pu voir une personne leur prendre des animaux à midi, donc.
Si c’était le soir, lorsque Boris et Alicia dormaient, le ou les voleurs pouvai(ent) passer par la grange et prendre avec lui les animaux. Mais, les faits du midi montraient que ce n’était pas comme ça qu’il(s) s’y prennai(en)t. Et surtout… le ou les coupable(s) connaissaient les habitudes de Boris et Alicia. Ça pouvait être l’un des fermiers travaillant pour eux, mais mes clients les défendirent avec comme seul argument qu’ils les connaissaient depuis des années et qu’aucun d’eux n’oseraient les voler.

Evidemment, je ne pris pas en compte l’affection que Boris et Alicia portaient à leur fermier. C’était même mes premiers suspects.

En inspectant les lieux, je vis qu’il n’y avait aucune trace de véhicule ou autre, mise à part les tracteurs. Donc… Le seul endroit où on pouvait voler les animaux étaient la grange. Il y avait peut-être un passage secret assez grand pour qu’une vache et un chocobo puissent y passer et quitter la ferme, ni vue, ni connue.

Après avoir bu du café à leur maison, nous allâmes à la grange. En y arrivant devant, nous trois constatâmes que la porte était entrouverte. Boris rit avec sa voix grave, en se grattant la nuque.

- J’ai dû oublier de l’avoir fermé, m’sieur le détective. Je suis parfois maladroit, vous savez, m’sieur le détective.

Je ne doutais pas de sa maladresse. C’était vrai qu’on pourrait penser que les animaux s’échappaient d’eux même, mais même le pire des maladroits aurait remarqué ses bêtes s’enfuir sous ses yeux en mangeant. Et que comme Alicia était myope, elle n’aurait pas pu le remarquer. Pour être sûr, j’inspectai de près la serrure. Il y avait des petites traces autour du trou montrant qu’elle avait été crochetée. Quelqu’un était venu ici. Un inconnu pour les fermiers. Peut-être le voleur ? Non, ce serait illogique si mon hypothèse de passage secret se révélait être juste. A moins que quelqu’un ait le pouvoir de faire traverser les murs… Non, même avec cette hypothèse, ça ne servirait à rien de crocheter une serrure. Et puis, la serrure n’était pas trop abîmée pour avoir été forcé plusieurs fois.
En entrant dans la grange, Boris et Alicia remarquèrent que le nombre avait encore diminué : il ne restait seulement une ou deux vaches, trois chocobo, une chèvre et aucun mouton. Les deux fermiers perdaient leur temps à paniquer tandis que moi j’inspectais les lieux. Je remarquai des traces de pas sur le vieux bois déjà tout crade. Je pris un échantillon de la trace avec mon doigt, le senti et déduisit qu’il s’agissait de la bouse de vache. C’était encore toute fraiche (la trace, pas l’odeur). La personne qui avait forcer la porte était toujours là, vu qu’il n’y avait vraiment aucune autre issue que l’entrée. Je suivi les pas et arrivé devant une botte de foin, Alicia s’arrêta de geindre.

- Q-Qu’est-ce qu’il y a, monsieur Hawke ? Vous avez trouvé quelque chose ?

Elle sanglotait toujours, ce qui était désespérant. Sans me retourner, je lui répondis :

- Nous ne sommes pas seul. Boris, Alicia, je crois bien que vous avez de la visite !

Je donnai un coup de pied retourné à la botte de foin et nous trois virent un jeune blondinet tout mince, tout pâle, portant un énorme chapeau qui pourrait très facilement le protéger du soleil et de la pluie. Aucun doute, il s’agissait d’un pauvre, ou d’une personne qui voulait se déguiser comme tel. Le cliché incarné de la pauvreté sous mes yeux. Tirant des conclusions hâtives, Boris s’énerva sur ce jeune homme :

- ‘Spèce de petit salaupard ! Que fais-tu dans ma ferme, ‘spèce de petit salaupard ?! C’est toi qui me vole mes animaux adorés ?!! PARLE OU JE TE COGNE JUSQU’A QUE TU N’AI PLUS DE DENT POUR POUVOIR MANGER NE SERAIT-CE QUE DU FROMAGE !

Il détacha la ceinture dans le but de s’en servir de fouet pour corriger le jeune homme, malgré les tentatives de sa fille de le calmer.

- Boris, tu fais erreur. Je ne pense pas qu’il ait volé tes bestioles.

- QUOI ?!

- Qu’est-ce qui vous fais dire ça ?

- Beaucoup de chose, mais vous expliquez me ferai perdre du temps. Pour faire simple : la serrure a été crocheté, d’où la porte entrouverte. Mais, elle n’est pas assez abîmée pour être habitué à être forcer. Ce n’est qu’une hypothèse, mais c’est la première fois que ce pauvre vienne ici. De plus, vu votre réaction, il vous ait totalement inconnu, donc il n’est pas important, alors ignorez-le. Le plus important, c’est de savoir où se trouve le passage secret…

- Passage secret ?! Mais, m’sieur le détective, je vous ais dis qu’il n’y en avait pas !

- Ce que tu ne me dis surtout pas, c’est que cette ferme appartient à la famille de votre femme. Quand nous sommes allés boire du café chez vous, Alicia m’a montré les photos de famille et, au passage, les anciens propriétaires de cette ferme. Vous n’avez physiquement rien au commun avec eux, mais votre défunte femme, si. De plus, d’après les photos de mariage, ton beau-père ne t’appréciait pas du tout : il se forçait à sourire à tes côtés. Je ne pense pas qu’il te confierait l’existence d’un passage secret s’il ne te faisait pas confiance.
D’ailleurs, les témoignages de toi et Alicia prouvent que les disparitions ont lieu à midi et le soir. Certes, on peut penser que si tu laisses avec maladresse la porte de la grange ouverte, les animaux en profiteront pour s’enfuir. A moins que tu laisses aussi les portes des enclos ouverts avec la même maladresse, les animaux ne peuvent pas les ouvrir tout seul. Et puis, Boris, tu les aurais vu de loin s’enfuir, vu que la cuisine donne directement la vue de la grange avec la double porte vitrée.
Je ne sais pas s’ils sont plusieurs ou si le coupable a agi seul, mais en tout cas, quelqu’un connait bien votre emploi du temps. Il sait qu’à midi et le soir, les troupeaux sont seuls, dans cette grange. Il n’attend pas que vous ayez le dos tourné : il attend que les animaux se trouvent ici, avec personne autour. Il doit avoir ici un passage secret qui conduirait loin d’ici. A moins que le coupable ait le pouvoir de traverser les murs, mais pour pouvoir emmener plusieurs animaux, il faudrait un véhicule. Pour être discret, il faudrait emmener un par un pour ne pas attirer l’attention. Mais, plus les jours passent, plus le nombre de disparition augmente, c’était bien ce que tu m’as dit. Même s’ils étaient plusieurs et qu’il était avec un type ayant le pouvoir de manipuler les animaux, autant prendre le troupeau en entier si sa puissance était considérable, vu que ça se remarquerait le grand nombre de disparition. Mais, le temps de faire un aller-retour pour rejoindre un véhicule qui soit assez loin pour que vous ne puissiez pas l’entendre et le nombre d’animaux volés ne concordent pas. Déjà qu’ils osent vous voler sous votre nez, ça montre qu’ils ont beaucoup de culot.
Donc, la seule possibilité qui me semble le plus probable, c’est le passage secret. Il doit y avoir un dispositif ou un interrupteur quelque part, dans cette grange…


- Impressionnant, monsieur Hawke ! Vous savez déjà tout ça alors que vous venez à peine d’arriver !

- Mais, alors… Que fais ce garnement ici ?!!

Boris pointait du doigt le blondinet, mais je n’y prêtais guère attention. J’étais trop occupé à inspecter les murs en vieux bois pour trouver un moyen de révéler le passage secret. Mais, Alicia regardait aussi le jeune homme, attendant ses explications.



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Syarine Rhisnur
MessageSujet: Re: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Ven 12 Aoû - 3:00

Désespérée. La situation le paraissait vraiment. Pour commencer, Syarine ne trouvait pas la moindre issue. Ensuite, à défaut, il trouva autre chose : une odeur nauséabonde qui semblait le suivre. Certes, ça sentait rarement la rose dans pareil endroit, mais depuis qu'il s'accroupissait c'était pire, quand bien même était-il dorénavant éloigné des principales sources d'émanations des odeurs. Son coeur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il remarqua alors ces flagrantes traces de pas qu'il avait laissées derrière lui. Regardant aussitôt et prestement sous les semelles de ses chaussures, il distingua une trace sombre sous la gauche. Probablement les restes d’une bouse de vache, dans laquelle il avait dû marcher un peu plus tôt. Peut-être dehors, l'excrément dissimulé sous de quelconques feuillages éparpillés à terre, ou bien encore dans la grange, sans y prêter attention auparavant à cause de la précipitation pour se cacher. Ca n'avait pas grande importance à vrai dire, le résultat était là : il venait de laisser une magnifique piste, qu'il n'y avait plus qu'à suivre pour remonter jusqu'à lui.
Il était dissimulé derrière une botte de foin lorsqu'il fit cette découverte. Les trois étrangers étaient déjà à l'intérieur, il les entendait distinctement. Il était maintenant plus difficile de se mouvoir sans être vu. De toute façon, il s'en était aperçu trop tard. Déjà l'un des inconnus avait manifestement vu les indices laissés par Syarine. En effet, il l'entendit annoncer à ses amis qu'ils avaient de la visite. Puis, sa cachette de fortune sauta soudainement sur le côté afin de révéler sa position à tous. Le garçon se releva en sursaut, s'éloignant d'un pas en arrière par réflexe. Puis, reprenant rapidement son calme, il s'épousseta tout en rehaussant un peu son immense chapeau afin que tous voient son visage "amical". Le but était de montrer qu'il n'avait aucune mauvaise intention. Toutefois, avec son physique atypique, ce n'était pas forcément gagné d'avance. Surtout que les circonstances ne jouaient pas en sa faveur. D'ailleurs, déjà l'homme au langage limité s'emportait contre lui.
Il était rare que Syarine se fasse prendre la main dans le sac. Lorsque cela arrivait, il avait, encore aujourd'hui, cette sale tendance à se murer dans le silence, gardant une distance étrange et quelque peu angoissante, qui arrangeait rarement ses affaires. C'était un peu comme s'il savait déjà que rien de ce qu'il pourrait dire le tirerait de ce mauvais pas. Dans le fond, ce n'était peut-être pas si mal d’ailleurs. Là, par exemple, il n'avait qu'une seule réponse sur le bout de la langue suite aux menaces de l'homme : il n'aimait que très peu de fromages. Autant dire qu'il n'était pas plus mal qu'il ne réponde pas finalement... Ce ne serait même pas de la provocation pourtant, chose que l'adolescent ne connaissait pas vraiment tant il n'en faisait jamais usage.

Tandis qu'il restait parfaitement silencieux, prêt à stopper toute attaque éventuelle contre sa personne tout de même, Syarine n'eut finalement pas besoin de réagir de toute manière. Effectivement, l'autre homme s'occupa de le défendre à sa place. Il écouta alors tranquillement la discussion qui s'en suivit, se grattant de temps en temps l'intérieur de l'oreille, comme si le dénommé Boris criait trop fort et que cela l'incommodait. Durant cette conversation, le garçon put se faire une idée un peu plus précise des trois interlocuteurs. Boris était le propriétaire et, visiblement, n'était pas des plus intelligents. Il n'y avait pas grand chose de plus à dire tant son esprit semblait limité. Alicia devait être sa fille, vu la différence d'âge. N'intervenant que peu, il était là aussi difficile de se faire un avis plus précis. Elle paraissait juste émerveillée par l'intellect du dernier individu. Hawke donc, qui était clairement le plus intelligent des trois. Syarine entendit qu'il était détective, et ça se voyait vu ses raisonnements et ses déductions. Autant de propos dont il prit soigneusement note, qui pourraient l'aider dans sa propre enquête par la suite. L'homme paraissait prétentieux aussi, hautain. Ne serait-ce que par le tutoiement qu'il utilisait, ses interlocuteurs le vouvoyant. Certainement le genre de personne à se croire au-dessus des autres parce qu'elle avait un meilleur statut et un esprit plus développé. Cette scène lui rappelait ses réflexions d'un peu plus tôt, entre les riches et les pauvres. Finalement, un riche s'occupait peut-être du problème. Allait-il leur prendre le peu de richesses qui leur restait pour résoudre cette affaire ? Sûrement.
Comme pour confirmer ce mépris propre à cette catégorie d'individus, Hawke l'ignora avec superbe dès le moment où il l'écarta de sa liste de suspects. Il le traita de pauvre au passage, alors qu'il était loin du compte pour le coup. Syarine possédait des richesses qui étaient probablement inconnues à cet homme, bien plus intérieures. Quant à l'aspect matériel, il se nourrissait à sa faim et ne connaissait aucun manque. Il n'était pas riche, ça non, mais il ne se qualifierait pas de pauvre pour autant. Mais, en réalité, il se moquait totalement de ce que pouvait penser ce Hawke de lui. L'adolescent n'était pas du genre à se vexer de quelconques propos à son égard, c'était certainement impossible de l'atteindre à ce niveau tant il était détaché de ce genre de considérations. A vrai dire, cela l'arrangeait même de 'ne pas être important". Ca voulait dire qu'il pouvait partir non ? Ayant entendu ce qui l'intéressait le plus dans les déductions de Hawke, et plus personne ne semblant faire attention à lui, Syarine entreprit de partir comme si de rien n'était. Jusqu'à ce que Boris ne reparle de lui en le pointant du doigt.
Le garçon s'arrêta avec un air déçu, tel un enfant qu’on interromprait dans un jeu, et observa l'homme. Il jeta un regard à Hawke. Il était toujours inexistant pour lui. Il hésita un bref instant. Il regarda alors Alicia, qui lui rendait son regard. Deux contre un. Il soupira légèrement, puis il fit mine de réfléchir. Finalement, il prit la parole sur un ton aussi morne que rapide, dans un chuchotement difficile à entendre si l'on ne se concentrait pas.

"Aider ? J'ai entendu parler de ces disparitions. Intriguant... J'ai eu envie d'enquêter, de résoudre ce mystère. Plein de disparitions, toutes sortes de bêtes. Que chez les pauvres. Personne ne s'en souciait. J'ai voulu m'en occuper moi-même.

Syarine s'arrêta aussi brusquement qu'il avait commencé. Il réfléchissait. Quitte à se dévoiler et avouer qu'il voulait donner un coup de main discrètement, il se dit qu'il pouvait aller plus loin. Il observa de nouveau Hawke, le détaillant des pieds à la tête. Alors il prit sa décision, et il reprit la parole à un débit beaucoup plus normal et à un volume acceptable.

- Je n'ai pas fini d'ailleurs. Je pourrais peut-être continuer ? Mes services étaient gratuits jusque là, ils le resteront. Je ne le fais pas pour l'argent ni le troc. Peut-être Boris et Alice n’auront pas besoin de payer qui que ce soit pour résoudre cette affaire ?"

On aurait pu croire qu'il tentait sournoisement de voler des clients à un "confrère", mais tout chez lui trahissait une grande sincérité non intéressée : sa posture, sa façon de parler, sa voix, son détachement. Si bien qu'on l'imaginerait difficilement s'offusquer d'un refus. Ce qui était le cas d'ailleurs. Syarine n'appréciait pas la société et prônait le libre arbitre. Ce Hawke lui donnait l'impression d'être trop attaché à cette société et de profiter de ces gens déjà pauvres. Il voulait leur offrir la possibilité de choisir. Le choix... de façon générale, c'étaient ce genre d'idéaux qu'il défendait en temps normal, mais toujours dans l'ombre. Pour la première fois de son existence, il présenta la chose de vive voix à quelqu'un.



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Vincent Hawke
MessageSujet: Re: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Jeu 18 Aoû - 17:36

Et merde. Il ne manquait plus que ça : un bon samaritain voulant jouer les justiciers pour les pauvres afin de donner de l’importance à son existence pathétique. En plus, il offrait gratuitement ses services aux deux fermiers. J’espérais de ne pas l’avoir dans mes pattes. Je n’avais pas besoin d’un prétendu redresseur de torts altruiste pour cette affaire, j’étais capable de me débrouiller tout seul. Il ne ferait que me gêner, même s’il enquêtait de son côté. Enfin, tandis que je cherchais encore ce qui pouvait me conduire au passage secret, Alicia répondit à l’homme aux cheveux de paille.

- Je trouve que c’est une bonne idée.

- Alicia ! C’type m’inspire pas confiance, Alicia ! D’jà, comment il sait comment on s’appelle, d’jà ?

La question était tellement idiote que je ne pris pas la peine d’y répondre. En fait, j’ignorais ce qu’il se passait à ce moment-là. J’entendais sans écouter. Mais, tout était enregistré dans mon Palais Mental, si besoin. Bref, moi, je n’étais pas d’accord avec Alicia. Je travaillais en solo, cela me suffisait. Kumo était tout ce que j’avais besoin pour mon travail, s’occupant des détails administratifs et de la paperasse.

- Au fait, monsieur Hawke. Ce jeune homme m’a fait rappeler que nous n’avons pas parlé de votre paiement. Nous ne savons pas quoi vous donner en échange de vos services…

- On en parlera plus tard. Pour l’instant, je crois avoir trouvé ce que je cherche…

C’était vrai que je n’espérais rien venant de ces deux fermiers, mais la récompense m’importait pas des masses. Les riches m’en donnaient assez pour pouvoir vivre pour des enquêtes peut importantes. Bien sûr, si j’avais accepté cette affaire, ce n’était pas pour les fermiers, mais pour moi. Enfin, revenons à nos moutons. Comme je venais de le dire à haute voix, j’avais trouvé ce qui pouvais me conduire vers un passage secret. Je regardais une poutre reliant une colonne en bois au mur, servant à maintenir le toit. De loin, je pouvais voir que quelque chose n’allait pas, mais il fallait que je m’en approchais pour mieux voir. Je grimpai sur la botte de foin la plus proche et inspecta cette poutre. Je regardais l’extrémité collé au mur avant de poser mon doigt au-dessus de la poutre. Je senti que la poussière s’arrêtait à un certain point. Je posai les mains où je ne sentis aucune poussière. En bougeant mes doigts, je les sentais. En sautant dans le vide, j’abaissai la poutre et une trappe s’ouvrit juste au milieu de la pièce.
Je ne pouvais m’empêcher d’esquisser un petit sourire au coin de la lèvre. Je descendis de ma botte de foin avec un saut, atterrissant sur mes deux pieds sans difficulté. Pratiquant l’art du déplacement depuis mon enfance, ce n’était pas vraiment un prodige. Boris et Alicia ne cachèrent pas leur surprise en apprenant, de leurs propres yeux, la trappe secrète. En y descendant avec ma lampe torche – que j’avais rangé comme tout plein d’autre affaire dans mon manteau, je vis qu’il n’y avait aucun autre passage : seulement une pièce vide sombre. Ce qui avait l’air d’enchanter Boris.

- Vous voyez, m’sieur le détective ! Si le mari d’ma femme ne m’a rien dit, c’parce qu’il n’y a rien, m’sieur le détective !

- Vu ton taux d’intelligence, je comprends mieux pourquoi ça été si facile que ça de voler tes animaux.

Ma remarque avait vite retiré le sourire de Boris sur son visage. Tandis que j’inspectais les murs de pierre, Alicia me fit une proposition.

- Dites-moi, monsieur Hawke. Est-ce que… est-ce que vous serez encore à Telaubor dans quelques jours ?

- Pourquoi cette question ? demandai-je tout en continuant d’inspecter les murs avec ma lampe torche.

- Et bien… Dans quelques jours, il y aura les négociations entre l’Empire Impérial et les pays Indépendantes pour éviter la guerre. Et cela se passera publiquement donc même nous, les personnes du bas peuple, pourront y assister. Je me demandais si… on pourrait y aller ensemble ?

- Si tu as peur d’y aller toute seule, ton père sera sans doute ravi de t’y accompagner.

Tout le monde ne parlait plus que ça à Telaubor. Des négociations entre l’Empire Impérial et les Indépendantistes pour éviter une guerre mondiale… C’était trop beau pour être vrai. D’accord, Ashnora avait pu préserver une paix pendant 10 siècles. Mais, la disparition de Heim n’était que le début. Et puis, les Anarchistes ne resteront pas les bras croisés durant les négociations. L’espoir faisait peut-être vivre, mais dans une illusion. Mon intuition me disait que tout n’allait pas se passer comme prévue, ce jour-là. Et que la guerre finira par éclater, un jour. Même si ce n’était pas au moment des négociations, elle éclatera un autre jour.


[Je te laisse la liberté d'avancer l'enquête et d'intervenir à d'autre moment ^^]


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Syarine Rhisnur
MessageSujet: Re: Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]   Dim 28 Aoû - 2:27


Affligeante. La capacité de réflexion de Boris était proprement affligeante. Si bien que je décidai de ne plus y prêter attention, me promettant d'ignorer toutes les prochaines interventions du concerné. Alicia semblait plus maligne déjà. Elle trouvait l'idée de Syarine bonne, ce qui trahissait une certaine intelligence (hm ? De quoi "pas objectif" ?). Je notai que je ne devais pas être le seul à ignorer le fermier, personne ne paraissant se soucier de ce qu'il pouvait dire. Effectivement, Alicia ne répondit pas à son père malgré sa question, pas plus que Syarine. Ce qui était déjà un peu moins anormal quand on connaissait le garçon. Ne parlons même pas de ce fameux Hawke, qui persistait à confirmer ce que pensait mon ami de lui. Il en fut de même lorsqu'il resta très évasif sur le paiement qu'il demanderait pour cette affaire. L'adolescent craignait qu'il leur demande bien trop pour leurs moyens. Il se lança ensuite dans une nouvelle démonstration de son intellect. Peut-être était-il réellement ainsi au naturel, mais pour le moment il donnait l'impression à Syarine d'être surtout très "m'as-tu-vu". Il trouva ainsi un passage secret en plein milieu de la pièce, par un procédé pourtant pas si évident à dénicher à première vue. Le petit sourire en coin qu'il eut conforta le garçon dans son idée que l'homme était prétentieux. Autant que sa façon de répondre à Boris. Certes, ce dernier n'était pas des plus futés, mais cela ne justifiait pas de le traiter comme il le faisait.
S'en suivit une discussion qui n'avait rien à voir, à propos des négociations qui allaient avoir lieu sous peu. Un sujet que préférait éviter Syarine, qui n'était pas du genre à partager ses opinions personnelles, d'autant plus sur des sujets sensibles comme celui-ci.

"Comptes-tu lui laisser toute la gloire ?

Une question un peu idiote, je devais le reconnaître. Le garçon n'était absolument pas compétitif, se comparer aux autres l'indifférait totalement. Un fait qu'il confirma avec un haussement d'épaules pour seule réponse.

- Au risque qu'il dépouille jusqu'à la moelle ces pauvres gens ?"

Cet argument était déjà plus convaincant pour quelqu'un comme lui. Aussitôt, son cerveau s'activa et son regard s'attarda aux endroits qui lui paraissaient suspects dans la grange, tentant de trouver ce petit détail qui expliquerait la présence d'une si petite pièce. Actuellement vide, cette dernière semblait n'avoir aucune utilité. Ce qui était peu probable vu comment elle était bien dissimulée. Syarine allait généralement droit au but, évitant de chercher au hasard si possible. Puisqu'il avait déjà suffisamment d'éléments en sa possession, grâce à Hawke, il put analyser directement les lieux qui lui semblaient douteux. La petite salle elle-même, la poutre sur laquelle s'était agrippé son "confrère", et tout ce qui se situait entre les deux. Après quelques instants, il se permit d'interrompre leur conversation, dont il avait profité pour enquêter tranquillement.

"J'ai trouvé, ils étaient sûrement au moins deux."

Alicia et Boris se tournèrent aussitôt vers lui, la première curieuse, le second surpris. A croire qu'il avait oublié l'existence de Syarine... Bref, j'avais dit plus de commentaires. Puisqu'il avait maintenant leur attention, il entreprit d'expliquer son hypothèse. Quelle mauvaise idée, le garçon était tellement médiocre pour dévoiler ses raisonnements... Cela commençait par un débit bien trop rapide pour que ses interlocuteurs saisissent tous les mots, qu'il enchaînait selon une suite logique plus ou moins évidente, sans aucune phrase ni ponctuation.

"Utilité. Caché. Mécanisme. Poutres. Deux. Agiles ? Ascenseur. Long. Silence ? Entretenu. Lourd. Fort. Organisés. Renseignés.

Syarina s'arrêta aussi soudainement qu'il avait commencé, laissant un petit moment de silence planer tandis qu'il réfléchissait pour voir s'il n'avait rien omis.

- Tu crois qu'ils ont compris ?

Ce dont la bouche bée de celui dont je ne devais plus faire de commentaires me faisait douter. Le garçon soupira, puis il décida de mettre en pratique ce qu'il avançait pour mieux se faire comprendre.

- Pas d'échelle ? Au moins un d'agile alors.

Il n'y en avait aucune visible dans le coin en tout cas. Syarine se dirigea vers la poutre qui avait servi "d'interrupteur", mais à son autre extrémité. Il pointa ensuite du doigt la pièce cachée.

- Reliée à cette poutre, comme l'a montré Hawke. Et il y a des rails sous la pièce.

En effet, on pouvait apercevoir de vagues reflets métalliques faisant penser à des rails, par les petits espaces se trouvant entre les planches. Sans plus attendre, l'adolescent entreprit d'escalader la colonne à ses côtés pour monter sur la fameuse poutre, montrant au passage une certaine agilité. Il s'assit à califourchon dessus une fois atteinte, tout en l'examinant attentivement. Il finit par trouver ce qu'il cherchait. Il sortit une de ses cartes en métal, dont il se servit comme levier pour ouvrir un petit boitier dissimulé dans la poutre, impossible à voir depuis le sol.

- Il y a une manivelle...

Que Syarine tourna aussitôt. Alors, la pièce cachée commença à se déplacer, lentement mais sûrement, au gré des moulinets du garçon, sans un bruit.

- Gagné. C'est comme un monte charge, mais horizontal... Bien huilé, sûrement récemment, pour faire aucun bruit. Dur et fatiguant par contre...

Il stoppa net le mouvement, confirmant que l'effort physique était bien là.

- Probablement bien plus lourd avec les animaux. L'agile est aussi fort. Certainement un deuxième homme, de l'autre côté. Mais je ne sais pas où ça mène... Eux si, ils connaissent bien les lieux. Mais ils volent aussi d'autres gens, ils se renseignent sûrement sur tous avant d'agir. Pas forcément des proches de Boris et Alicia.

L'adolescent marqua une nouvelle pause. Il lui semblait n'avoir rien oublié de sa théorie. Il reprit alors, tout sourire.

- Quelqu'un veut faire un tour ? Je peux tourner."

La manivelle pour faire fonctionner le mécanisme, il allait sans dire. Puisqu'il était déjà sur place, à balancer ses jambes de chaque côté de la poutre, autant qu'il y reste.



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Une enquête digne d'Ace Ventura [Pv Syarine]

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