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 Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur

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Astanya
MessageSujet: Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur   Dim 4 Sep - 11:15



Séjour à Croétia
Astanya PV. Syarine Rhisnur


   Cela faisait deux semaines que la jeune fille de douze ans aux cheveux violet sombre s'était installée dans l'une de ses fermes au nord de Croétia pour le calme qu'elle y trouvait. En effet, les fermes de ce pays n'avaient pas l'agitation permanente de la capitale portuaire d'un des pays les plus commerciaux de ce monde malgré la pauvreté qui y régnait. Elle avait donc choisi de partir, de quitter Madras où elle s'était établie pendant trois ans, avec la mort de celle qui la protégeait comme elle le pouvait. Sandra avait rendu l'âme avec l'âge, et même si elle était très triste, Astanya ne pouvait plus rester. Elle le savait, elle devait reprendre la route.

   Elle s'était alors remise à marcher vers le sud, cherchant un peu de chaleur après avoir traîné longtemps dans la poussière qui envahissait la grande ville portuaire. Elle allait donc au sud, ayant prit quelques rations pour manger pendant le chemin, dans les réserves de la petite vieille morte le mois précédent. Elle s'était trouvé un vêtement qu'elle appréciait beaucoup, une veste trop grande pour elle qui lui arrivait au milieu des cuisses et dans laquelle elle nageait. Elle avait deux poches en laine douce dans lesquelles elle enfouissait ses mains quand elle avait froid, et une grande capuche qui lui retombait un peu sur le visage, mais qui avait deux oreilles de chat. Elle adorait ce côté qu'elle trouvait mignon, et bien qu'accessoire, elle pensait que cela l'aiderait à attirer la pitié des gens, une pauvre petite fille mignone sans le sou et qui pourtant se battait, essayer de rester vivante.

   Arrivée après une longue marche à un regroupement de fermes dans une clairière de Croétia, la petite qui semblait avoir 6 ans avait quémandé un petit coin pour dormir à l'abris de la pluie, ne serais-ce que le temps de se reposer avant de repartir. Elle s'était ainsi faite rejeter par deux familles, n'ayant rien pour les payer pour ce séjour, avant d'être accepté par un jeune couple sans enfants installé ici il y a peu. Ils lui proposèrent de dormir dans une chambre qu'ils avaient fait construire pour leur futur enfant, qu'ils espéraient avoir dans les prochaines années. N'étant toujours pas là cependant, ils proposèrent donc à la fillette qui avait 6 ans à leurs yeux de rester un moment, et de leur raconter son histoire. Elle accepta de parler des grandes lignes, qu'elle ne se souvenait de rien précédent ses quatre ans, qu'elle était passée à Byrtenwalda avant de rester un peu plus d'un an à Madras. Évidemment, elle avait prit soin de diviser par deux toutes les durées sur lesquelles elle avait profité des différents lieux où elle était restée. Ainsi, ils ne risqueraient pas de se douter que quelque chose clochait sur son âge. Elle était ainsi installée dans cette petite chambre avec ces deux jeunes adultes de 24 et 27 ans qui semblaient plutôt bien se débrouiller financièrement, ils avaient toujours des réserves de nourriture et de différentes épices.

   Le mari, qui s'appelait Paul, tenait un commerce de produits plutôt luxueux, des épices et des étoffes chères notamment. Leurs principaux clients étaient les voyageurs qui venaient régulièrement ici et les marchands de Madras qui descendaient par Croétia pour ensuite se diriger vers le Sud avant de remonter vers Warangal. Ils en profitaient alors pour faire commerce avec tout les habitants qu'ils rencontraient afin de s'enrichir avant de retourner dans la capitale commerciale du continent. Le jeune couple en profitait alors pour leur vendre ce qu'ils avaient acquis grâce à leur cousin qui était navigateur et qui avait monté avec eux cette technique commerciale dont ils se partageaient équitablement les recettes. En échange, le couple aidait Némo à chaque fois qu'il le demandait, notamment quand il s'agissait de résider à terre. Il avait une chambre pour lui dans ces cas, qui lui était réservée toute l'année. Quand la jeune femme prénomée Kimiko n'aidait pas son mari, elle s'occupait de toutes les tâches ménagères ou du potager qui se trouvait derrière la maison. Il était grand, presque 200 mètres carrés, et la terre était si bonne, fertilisée chaque année par la chute des feuilles des arbres environnants qui ne gênaient cependant pas la lumière de la journée et étaient donc des plus bénéfiques pour la croissance de tout ce que la future jeune mère choisissait d'y planter.

   Astanya avait alors demandé à aider en échange de leur hospitalité, pensant qu'elle n'obtiendrait jamais d'aide durable et aimable sans un dur travail en échange. De ce qu'elle avait vu, c'était la seule technique qui fonctionnait. Même pendant ses trois ans à Madras, elle avait aidé la vieille femme pour ses courses, son petit carré de plantations et pour nettoyer la maison et l'abris à grain. Elle devait aussi faire la cuisine avec les conseils de Sandra au début, puis avec le temps elle avait appris à se débrouiller seule quand on lui fournissait les ingrédients. Elle ne souhaitait donc jamais être totalement dépendante et endettée auprès de ceux qui l'accueillaient si c'était de leur plein gré. Si cependant elle s'était glissé quelque part sans autorisations, elle ne voyait alors aucun problème à rester silencieuse et à voler. La morale n'était certes pas sa première qualité, mais la fille de douze ans savait faire preuve de respect et de reconnaissance envers ceux qui l'avaient aidé.

   Elle se sentait désormais plutôt intégrer à cette petite famille, les deux jeunes adultes semblant la considérer un peu comme une fille, celle qu'ils n'ont pas encore et qu'ils prient avoir bientôt, avec efforts. La nuit était tombée depuis quelques heures mais la jeune fille ne dormait pas cette nuit. La préadolescente se sentait bien ici mais elle savait qu'elle devrait finir par partir avant qu'ils ne se rendent compte de sa particularité. Même une petite vieille mourrante avait finit par le remarquer, alors un jeune couple cherchant à avoir un enfant depuis presque un an ne manquerait pas de le remarquer, tant ils faisaient attention à elle. Elle ne pourrait rester ici qu'un mois ou deux de plus, avant de repartir vers le sud. La petite quitta alors sa chambre pour aller boire de l'eau dans la pièce principale, au rez-de-chaussée, et s'installa sous le porche à l'arrière de la maison qui donnait sur le potager/jardin. Elle regardait alors les fleurs et les légumes éclairés par un beau clair de lune, bien que celle-ci n'était pas pleine. L'enfant attendit ainsi, accoudée contre les rambardes, admirant les nombreuses fleurs qui la séparaient des légumes eux-mêmes, qui étaient à l'orée de la forêt, séparés d'elle par une petite barrière en bois travaillée pour être agréable à l'oeil. La fillette était heureuse après tout d'avoir été accueillie ici. Elle ne manquait de rien et elle se serait bien approprié ces deux jeunes en tant que parents, mais elle ne saurait leur avouer qu'elle avait non pas six ans mais que son douzième anniversaire était passé, ni comment ceux-ci réagiraient s'ils apprenaient celà. Peut être le prendraient-ils très mal... Peut être la traîteraient-ils comme une sorcière, effrayée par elle... Astanya ne préférait pas y penser et elle se décida à ne rester que trois mois avant de partir vers le sud pour continuer son voyage initiatique.

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Syarine Rhisnur
MessageSujet: Re: Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur   Lun 5 Sep - 1:16

Difficiles. Les temps étaient particulièrement durs depuis que Syarine et ses parents avaient dû fuir leur terre natale en Madras. Déjà, à l'époque, ils n'étaient pas évidents en raison de leurs conditions de vie plus que modestes. Mais, depuis cette terrible épidémie qui avait ravagé leur village et qui les avait poussé à vagabonder en Croetia, c'était pire. Au moins avaient-ils un toit avant, aussi délabré fusse-t-il. Aujourd'hui, ils erraient d'un abri de fortune à un autre, parfois sans toit, et se battaient quotidiennement pour pouvoir survivre. Cela commençait par se nourrir et boire. Les loisirs se résumaient à chasser, trouver de l'eau, cultiver le peu qu'ils trouvaient, et parfois voler, lorsqu'ils n'avaient plus aucun autre choix. C'était le cas aujourd'hui. Les récoltes étaient toutes consommées ou périmées, le gibier se faisait rare et il n'y avait aucune source d'eau apparente aux environs. En revanche, il y avait bien un petit hameau, constitué principalement de fermes. Autrement dit, un endroit où ils trouveraient exactement ce dont ils avaient besoin pour vivre un jour de plus. Malheureusement, tout avait un prix, et ce jour ne dérogeait pas à la règle : ils n'avaient pas le moindre sou. Ses parents ayant été grandement affaiblis par tout ce qu'ils avaient traversé dernièrement, c'était Syarine qui était chargé de cette corvée, au grand dam de ceux-ci. Ils ne voulaient pas particulièrement que leur fils de dix ans deviennent un voleur, mais ils n'avaient pas d'autres solutions actuellement. Malades, ils étaient loin de se montrer discrets si une quinte de toux les prenait. Déjà qu'en temps normal, ils n'étaient pas des plus aptes à la discrétion... Leur enfant, en revanche, avait toujours fait preuve d'une certaine agilité, avec des facilités en furtivité grâce à sa petite taille pour son âge. Il avait encore bien des progrès à faire, mais il restait le plus compétent d'eux trois dans ce domaine. Malgré son air maladif, il était encore bien vigoureux, contrairement au reste de sa famille qui n'avait pas que l'air malade. Certes la faim le tiraillait, mais il avait encore toutes ses facultés pour le moment.

"Laquelle ?

- Celle-là."

J'avais rejoins Syarine lorsqu'il avait quitté ses parents pour venir ici. Nous avions pour habitude de procéder ainsi, j'évitais le contact avec les autres. Mon ami était une exception parce qu'il était jeune, et qu'il m'avait paru mal en point quand je l'avais rencontré, bien qu'en réalité il s'agissait de son physique normal. Dans la même optique, je n'allais pas l'aider dans son méfait, ou du moins je n'allais pas l'accompagner jusqu’au bout. Je n'étais pas forcément des plus discrets non plus de toute façon, sûrement s'en sortirait-il mieux sans moi. A la place, j'allais me contenter de faire le guet en attendant son retour.
J'avais posé la question par principe, je me doutais déjà dans quelle ferme voulait se servir le garçon. Il n'aimait pas faire ça, alors quitte à y être obligé, il préférait encore choisir sa victime. L'habitat semblait être le plus cossu de tous ceux présents, il y avait donc plus de chances qu'un petit larcin ait le moins de conséquences pour ses propriétaires ici. Comme à son habitude, Syarine préférait opérer de nuit. Il pensait que les risques de se faire prendre la main dans le sac étaient moindres que le jour, bien qu'il pénétrait alors dans la demeure pendant que ses habitants s'y trouvaient. Il choisissait une heure très tardive, pour s'assurer que tout le monde dormait bien. Evidemment, cela avait le don de le fatiguer à force, des cernes venant l'attester sous ses yeux. Enfin des cernes encore plus prononcées que celles qu'il avait naturellement en temps normal.
Toutes les lumières semblaient éteintes, il décida de passer à l'acte. Il choisit de rentrer par derrière. La plupart des gens faisaient très attention à leur entrée principale, délaissant souvent les autres accès. Les plus exposés étaient généralement ceux dont on ne se servait plus. On s'imaginait que la sécurité qu'ils offraient au début était toujours de vigueur, alors que le temps les avait fragilisé et que l'absence d'entretien en faisait des cibles de choix pour un voleur. Syarine l'avait appris à force de s'infiltrer chez autrui. Malheureusement, ce n'était qu'une généralité, elle n'était pas toujours avérée. Puisque cette journée avait mal commencée, il était normal qu'elle finisse mal également. Cette ferme devait être bien entretenue visiblement, il allait devoir jouer d'habileté pour réussir à crocheter la serrure.
Le garçon n'en était qu'à ses débuts dans ce domaine qu'il était loin de maîtriser. D'habitude, les serrures lui résistaient moins. A force d'essayer, il y parvint, mais non sans s'entailler légèrement le doigt à la fin suite à un mouvement trop brusque. Rien de bien méchant en soi, mais c'était une petite contrariété de plus parmi tant d'autres en ce moment. A la longue, cela le pesait grandement. Démoralisé et fatigué, il ne comptait pas abandonner maintenant pour autant. Le plus dur était fait, il n'avait plus qu'à entrer dans la maison et à prendre quelques petits trucs à manger et à boire, rien qui ne manquerait cruellement aux occupants.
Comme il pouvait s'y attendre, l'intérieur était plongé dans l'obscurité, l'obligeant à se déplacer très doucement et en restant particulièrement aux aguets, pour ne rien renverser et pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Mais il était vraiment fatigué, et ses sens étaient un peu endormis. Il heurta très légèrement un tabouret, qu'il s'empressa de retenir. Heureusement, l’adrénaline les avait réveillé, lui et ses réflexes. Le bruit qu'il avait fait était minime, avec un peu de chance il n'avait tiré personne de son sommeil. Il retint son souffle ainsi, pendant des secondes qui lui parurent une éternité, sans bouger. La tension était à son comble, il n'osait plus esquisser le moindre geste avant d'être sûr qu'il n'avait pas été repéré.



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Astanya
MessageSujet: Re: Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur   Lun 5 Sep - 17:16


   Depuis quelques heures, la petite Astanya sirotait un verre d'eau qu'elle allait remplir de temps en temps à l'intérieur. Toujours accoudée aux rambardes sur le porche arrière de la maison, la fillette pensait à comment réagiraient les différentes personnes qu'elle cotoyait du hammeau si ils apprennaient sa différence. Sorcière ou fille maudite, ou encore tout simplement le fruit d'une union de mages trop puissants. Quel serait le jugement de ces gens qui, au fond, ne la connaissaient absolument pas ? Ils ne savaient même pas son vrai nom. Elle non plus d'ailleurs, mais ce n'était plus qu'un détail désormais. Son nouveau lui allait très bien visiblement, puisque tous le trouvaient normal.

   Les fleurs qui poussaient dans le jardin avaient perdu de leur palette de couleur pendant la nuit, ne gardant plus que des teintes bleutées, violacées ou bordeau. Les roses blanches se démarquaient plutôt, reflétant la lumière lunaire. Elles prenaient alors une douce teinte ivoire qui plaisait beaucoup à la demoiselle aux rambardes. Elle s'estimait chanceuse, ce ciel nocturne étant dépourvu de tout nuages, elle profitait pleinement du clair de lune. L'astre illuminait ainsi la scène paradisiaque et la jeune fille aurait souhaité voir ce moment perduré indéfiniment.

   La petite retourna une fois de plus à l'intérieur pour remplir son verre. Elle profita de ce passage dans la cuisine pour attraper un fruit dans la panière posée sur le meuble renfermant toute la vaisselle. Elle caressa le bois de chêne massif du mobilier, puis décala légèrement une chaise sans faire de bruits pour s'assoir le temps de manger sa poire juteuse. Elle appréciait particulièrement ce fruit qu'elle avait découvert une semaine plus tôt ici-même. Le fruit n'était ni trop sucré, ni amer, ni rapeux, tout ce qui gênait l'enfant originaire de Niria.

   Elle se releva ensuite, retournant dehors sous le porche adossé à la maison. Astanya s'asseya sur la terrasse en pierre qui se trouvait sous ce porche, les jambes dans le vide. Buvant une gorgée d'eau elle tourna la tête vers la forêt. Elle se demanda quels animaux vivaient là, s'ils étaient beaucoup chassés... Elle n'avait pas trop vu de chasseurs pour l'instant. C'était probablement lié à l'adoration que les gens portaient aux arbres et à la forêt en général. Elle avait également eu le temps de remarquer qu'ils tenaient en très haute estime les arbres et qu'ils les utilisaient le moins possible, préférant souvent ramasser des branches mortes que d'abattre un arbre.

   Soudain, alors qu'elle s'était à nouveau perdu dans ses pensées, la jeune adolescente entendit un léger bruit qui la tira de ses pensées, qui venait de la cuisine, comme si quelque chose avait été bousculé. Il n'y avait pas d'animaux à sa connaissance ici, peut-être était-ce un chat qui était rentré, ou un simple rongeur. Elle se leva alors sans bruits et rentra à l'intérieur, se dirigeant vers la cuisine. Il y faisait sombre et au premier coup d'oeil, elle ne remarqua rien, regardant vers le sol à la recherche d'un quelconque animal. Ce n'est qu'au bout de quelques très longues secondes qu'elle s'aperçut de la présence d'un autre être humain dans la cuisine.

   Le jeune garçon avait la tête tournée vers l'escalier, vérifiant probablement que personne n'avait été alerté par le bruit qu'il venait de faire. Il restait immobile, un tabouret dans les mains, sans doutes celui qu'il venait de bousculer, retenant sa respiration.

    « Salut, t'es qui ? Pourquoi t'es là ? »

   La demoiselle, qui regardait l'enfant qui devait avoir à peu près son âge réel, avait parlé tout doucement pour ne pas réveiller le jeune couple qui dormait à l'étage.

    « Tu cherches à manger ? Je peux te montrer où il y a les fruits et le pain si tu veux. J'aurais juste à dire que j'avais très faim. Tu sais, moi aussi j'ai fait ça quand personne s'occupait de moi. »

 Astanya observait le garçon qui lui ressemblait beaucoup dans son comportement, lorsqu'elle n'avait trouvé personne pour l'héberger. Il devait être venu en espérant trouver de la nourriture et en pensant que tout le monde serait endormi. Elle ne pouvait ni lui en vouloir, ni le juger, ayant fait la même chose de si nombreuses fois. Elle ne voulait pas l'effrayer et le faire s'enfuir les mains vides, mais elle semblait n'avoir que 6 ans, elle espérait que le garçon ne tenterait pas de lui faire du mal pour obtenir plus de choses, mais de toutes façons elle courrait moins vite que lui s'il en décidait ainsi. Elle ne pouvait qu'espérer le convaincre de se servir raisonnablement et de repartir sans rien faire de plus.

    « Tu viens d'où ? Les gens qui habitent ici m'hébergent. Avant je faisais comme toi. Je viens de Niria. Tu es tout seul ou tu as quelqu'un avec toi ? »

 La jeune hébergée détailla le garçon, s'étant un peu approché de lui tout en parlant. Il était plus grand qu'elle, du haut de ses six ans physiques, mais il semblait plutôt perdu, et assez faible. Probablement n'avait-il pas mangé ni dormi correctement depuis longtemps. La jeunette continua de le fixer ainsi, attendant ses réponses, tout en espérant ne pas faire fuir le garçon.

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Syarine Rhisnur
MessageSujet: Re: Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur   Mer 7 Sep - 23:50

Immense. Le sursaut que Syarine fit en entendant une voix lui sembla immense. Heureusement, il fut tellement crispé qu'il n'en lâcha pas le tabouret qu'il tenait encore fermement dans les mains. Une goutte de sueur au front, le garçon observa avec attention celle qui venait de le découvrir, sans un mot. A l'époque, il n'était pas aussi indéchiffrable qu'aujourd'hui. Sa stupeur, et peut-être même un peu de peur, se voyait dans son regard et sa posture. Pourtant, l'enfant qui lui faisait face lui demandait assez gentiment qui il était et ce qu'il faisait ici, en le saluant même. Questions auxquelles Syarine ne répondit pas immédiatement tant il ne savait pas comment réagir à cette situation. C'était la première fois qu'il se faisait prendre. Et par une gamine visiblement plus jeune que lui en plus... Elle parlait doucement, comme pour ne pas réveiller le reste de la maison. Etait-ce un piège ? L'innocence d'une enfant qui ne voulait pas réveiller ses parents malgré la présence d'un intrus ? Une âme charitable qui voulait lui donner la chance de s'expliquer avant d'appeler au secours ? Impossible à dire, et de toute façon l'esprit de Syarine était bien trop en ébullition pour se concentrer réellement sur quoi que ce soit demandant un minimum de réflexion. Il fallait qu’il se calme.
Finalement, son interlocutrice répondit elle-même à la question, visant juste en lui demandant s'il cherchait à manger. Elle lui proposa même son aide, lui indiquant le chemin vers son objectif en précisant qu'elle le couvrirait auprès de sa famille. Soi-disant qu'elle avait connu ça elle aussi... Syarine avait appris à ne plus faire confiance aux autres, à ne se fier qu'à soi-même. C'était probablement un piège, la nourriture qu'elle comptait lui donner devait être empoisonnée, ou quelque chose dans le genre. Pourquoi l'aiderait-il alors qu'il voulait les voler ? Puis comment aurait-elle pu connaître la même situation que lui ? Il avait choisi la maison la plus aisée en apparence, ses parents ne semblaient pas manquer de quoi que ce soit, et la ferme était clairement en place depuis longtemps. Il connaissait bien le travail de la terre, il doutait que l'installation de ces gens sur un lieu avec de si beaux champs soit récente. Au moins plusieurs années, sûrement plus que n'en avait cette enfant de cinq ou six ans à tout casser. Son histoire n'était pas crédible, et malheureusement pour elle le garçon était devenu relativement mature bien trop tôt. Oh il n'en restait pas moins un gamin qui avait encore bien des choses à apprendre, mais il avait une petite avance sur son âge tout de même. Il connaissait suffisamment la douleur pour que son esprit analyse bien plus de choses que les autres enfants de sa décennie.
Syarine hésita longuement, ne sachant que faire. Il n'allait pas l'attaquer, ce n'était pas dans sa nature. Fuir serait bruyant, il avait sûrement moins à craindre d'elle que ses parents, autant les laisser dormir. Peut-être pouvait-il faire semblant ? Jouer son jeu ? Il était probablement bien trop honnête pour y parvenir...
La gamine dut comprendre qu'il avait vu clair dans son jeu, car elle insista sur son histoire, non sans sournoisement tenter de savoir d'où il venait au passage. Probablement une façon de noyer le poisson dans l’eau, de soutirer une information importante au milieu d'une conversation où elle faisait semblant de le mettre en confiance. Elle prétendit que les gens d'ici l'hébergeaient et qu'elle faisait donc pareil que lui auparavant. A la bonne heure ! Comme par hasard... Elle en profita pour essayer d'obtenir une deuxième information : s'il était seul ou non. Ou, plus précisément si l'on traduisait ses propos aux faux airs innocents, s'il était vulnérable ou s'il y avait quelqu'un prêt à venir le secourir. Cette fois-ci, le garçon fut plus rapide à réagir, se mettant immédiatement sur la défensive pour se protéger comme il le pouvait.

"Jasper m'attend dehors.

Il espérait lui faire peur pour qu'elle le laisse partir sans histoire. Cependant, son ton n'était pas des plus assurés. Puis, parler de moi n'était peut-être pas la meilleure idée, il savait très bien que je n'entrerai pas dans la maison et que je l'attendrai patiemment à l'extérieur. Si leur conversation tardait trop, le pot-aux-roses serait dévoilé. Il décida de révéler ses doutes, souhaitant là encore l'effrayer un peu en lui montrant qu'il avait tout compris.

- Tu mens. Tu sais pas ce que c'est. Tu l'as jamais fait.

Tout à coup, son ton devint un peu plus froid et cassant, quoi que la différence fut minime. Déjà à l'époque, sa façon de parler était devenue très indifférente, laissant peu de place pour trahir ses sentiments.

- Pourquoi tu fais ça ? Pour ridiculiser les gens comme nous encore... Tous pareils, vous valez rien.

La sociabilité, ce n'était pas trop son domaine, d'autant plus depuis qu'ils avaient fui Madras et qu'ils essuyaient nombre d'agressions ou autres actes dégradants. Si le garçon croyait encore au libre arbitre des gens et qu'il évitait de mettre tout le monde dans le même panier, il fallait reconnaître que la peur lui faisait un peu perdre ses moyens dans l'immédiat. Se rendant compte qu'il avait été quelque peu méchant sans véritable raison, le doute persistant sur les intentions de cette fillette finalement, Syarine se sentit immédiatement mal dans sa peau. La méchanceté gratuite... ça non plus ce n'était pas dans sa nature.

- Désolé..."



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Astanya
MessageSujet: Re: Séjour à Croétia PV. Syarine Rhisnur   Ven 9 Sep - 11:16


    Au fur et à mesure des réponses du jeune garçon, Astanya se rendit compte qu'il était très méfiant.

    "Jasper m'attend dehors.

    Elle ne saurait dire s'il lui mentait, mais il était clairement sur la défensive. Elle chercha alors une manière de l'apaiser, de lui montrer qu'elle était vraiment gentille, qu'elle souhaitait vraiment l'aider et non le trahir. Il devait avoir lui aussi connu beaucoup de "désagréments", avoir eu beaucoup de moments difficiles... Il fallait qu'elle parvienne à se mettre à sa place, à imaginer comment elle-même réagirait si elle se faisait prendre ainsi. Mais c'était compliqué, car elle aurait plutôt préféré prendre la fuite immédiatement, ayant déjà trop connu les coups suite à ses tentatives ratées.

    - Tu mens. Tu sais pas ce que c'est. Tu l'as jamais fait.

    C'était maintenant certain, il ne lui fasait absolument pas confiance. La jeune fille s'en sentit blessée, elle avait essayé d'être la plus douce possible, veillant à ne pas le froisser et à ne pas attirer ses parents du moment. Elle sentit les larmes monter à ses yeux, et en même temps elle commençait un peu à avoir peur. Le garçon était aggressif, il pouvait très bien l'attaquer d'un coup sans prévenir. Elle n'était plus aussi rassurée, peut être avait-il effectivement connu des choses pires qu'elle qui l'avaient rendu méchant. Elle jeta un coup d'oeil rapide pour vérifier où était la sortie et essaya de s'en rapprocher lentement, discrètement, sans mouvements brusques, pour pouvoir fuir si jamais l'enfant de dix ans choisissait d'un coup de lui sauter dessus pour avoir fait louper son excursion.

    - Pourquoi tu fais ça ? Pour ridiculiser les gens comme nous encore... Tous pareils, vous valez rien.

    En réalité, il se sentait humilié. Il se sentait visiblement impuissant également. Astanya pensa alors qu'elle devait s'être trompée, il ne l'avait pas cru et si sa première réponse avait été aggressive, c'est simplement par peur. Elle essaya alors de se calmer et de ne pas montrer les larmes qui arrivaient mais qu'elle arrivait maintenant à contenir, ayant prit conscience de l'état du jeune garçon. Dans sa tenue légère, la jeune fille essaya de prendre son air le plus fragile afin de montrer qu'elle ne voulait, et ne pouvait blesser le garçon.

    « Je... Je veux juste t'aider... Je te jure que je connais les gens qui habitent ici que depuis deux semaines... Tu crois vraiment que je mentirai ? Pourquoi je voudrai te ridiculiser... Et devant qui ? J'y gagnerai quoi ? Je préfère t'aider, je vois bien que tu es malheureux... J'ai eu plus de chance que toi, mais tu es pas seul au moins... J'ai connu les rues de Madras et de Byrtenwalda, j'ai cru que j'allais mourir sous les coups de ceux qui m'attrapaient... Je veux pas qu'il t'arrive la même chose parce que je sais que c'est affreux... »

    Elle entendit alors une sorte de murmure, le garçon semblait s'être excusé, un peu destabilisé. Elle n'était pas sûre que c'était après ce qu'elle venait de dire, il était même probable qu'il n'ait rien entendu vu son état. Elle respira profondément pour essayer de rester bien calme tout en lui parlant. Elle devait trouver ce qui mettrait en confiance le vagabond qui était à quelques mètres d'elle.

    « Si tu veux vraiment pas me dire qui tu es, et que tu me fais pas confiance, c'est pas grave... Je vais sortir ok ? Je vais retourner dans le jardin et je vais faire comme si je t'avais jamais vu... Si Paul et Kimiko se rendent compte de quelque chose, je dirais que c'était moi ou un animal... Tu risques rien je te promets... Prends ce qu'il faut et fait comme si j'étais pas là... »

    C'est en espérant avoir convaincu que la petite fille sortit de la maison par la porte arrière et s'en éloigna en faisant le moins de bruits possible pour ne pas énerver le garçon qui semblait s'être un peu rassuré lui-même.

    Une fois à plusieurs mètres de la maison, proche des fleurs, la fillette reprit enf‌in une respiration normale, qu'elle retenait en partie depuis un moment inconsciemment, peu sûre d'elle dans une situation totalement inattendue. Elle s'essuya les joues où deux larmes avaient tout de même fini par couler, et elle s'accroupit devant les fleurs qu'elle aimait tant regarder. Elle était devant quelques tulipes, et se fascina pour une petite coccinelle qui s'était logée au coeur de l'une de ces fleurs rouge vif que la gamine appréciait beaucoup.

    Elle resta ainsi un moment qui lui parût une éternité, tâchant de se rassurer, de se dire que le garçon allait prendre ce qu'il lui fallait puis qu'il partirait, sans revenir la voir, sans revenir l'effrayer une fois de plus. Elle avait su garder sa voix basse et un calme relatif jusqu'à maintenant, mais elle n'était pas certaine de pouvoir continuer à dompter ses sentiments si il revenait maintenant qu'elle n'était plus une gêne dans la besogne du petit voleur. Elle espérait simplement que cette nuit se finirait bientôt, que tout se clôturerait bien. Elle attendit donc ainsi un long moment, fixant ces fleurs et cet insecte, sentant les secondes défiler très lentement, les unes après les autres, immobile sous ce beau clair de lune qui prenait un tout autre aspect après de tels évènements. Un aspect beaucoup plus inquiétant pour la fillette de douze ans qui ne se sentait absolument plus en sécurité.

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